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Claudio Parmiggiani

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Artiste italien (Luzzara 1943).

Ses premières œuvres datent du début des années 60 et lui confèrent une place singulière dans le contexte italien de l'Arte povera. Il se fait connaître à partir de 1962 avec ses " récits d'objets " surréalistes et néodada. Avec Deserto (1964), il présente une paire de chaussures, recouverte de taches de peinture et posée dans un globe terrestre coupé en deux. À l'instar de ses dessins, qu'il suspend généralement au stade de l'esquisse, Parmiggiani s'en tient souvent à des gestes élémentaires de collecte, de choix, de disposition et d'assemblage. Sa prédilection pour les toiles blanches ou monochromes (depuis 1970) et son recours régulier à des formes de Ready Made l'apparentent à une démarche plutôt conceptuelle. Mais ses références constantes à l'histoire de l'art ou son emploi fréquent (depuis 1958) de moulages de sculptures antiques le rattachent plus à un certain " idéalisme classique ". Il réalise ainsi des installations qui obéissent à une certaine mise en scène. L'Annunciazione (1975) appartient à cette catégorie d'œuvres que l'artiste appelle " théâtre du silence ". Sur un dallage en damier noir et blanc, tout droit issu d'un intérieur de Vermeer, Parmiggiani dresse face à face une plaque de cuivre et un miroir qui réfléchit la lumière. Ses œuvres récentes manipulent l'association idée-forme dans un sens encore plus symbolique et littéraire (Iconostases, à partir de 1985). Il froisse des cartes géographiques pour les métamorphoser en cerveau (Verso bizancio, 1985) ou en vague marine (Sans titre, 1986). On voit aussi apparaître des thèmes nouveaux, où le son (paroles, musiques...) est le personnage central : Il bosco guarda e ascolta (1986). Par ces jeux de détournements et de permutations d'identité, Parmiggiani fait appel à l'imagination ludique du spectateur et crée un œuvre plastique plein de spiritualité. Il est présent aux Biennales de Paris (1977) et de Venise (1982), et a exposé à Milan (gal. Christian Stein, 1988), à Boston (gal. Lario Diacono, 1988), à Paris (gal. Durand-Dessert, 1989), et des œuvres monumentales anciennes et récentes (Omaggio del sol e della luna alla luce, 1988-89) ont été présentées à l'Institut culturel italien de Paris en 1993. La villa Arson de Nice et le Museum Moderner Kunst de Vienne lui ont consacré en 1987 une rétrospective, et une exposition nouvelle a été présentée (Genève, M. A. M. ; Dijon, M. B. A.) en 1996.