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Dominique Papety

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre français (Marseille 1815  – id. 1849).

Élève d'Augustin Aubert et de Léon Cogniet, le jeune artiste remporta le prix de Rome en 1836 (Moïse frappant le rocher, Paris, E. N. S. B. A.). Il séjourna dans cette ville de 1836 à 1841 et y reçut les conseils d'Ingres, qui le marquèrent durablement. Pendant son séjour en Italie, il réalisa des peintures dans le style néogrec (Femmes grecques à la fontaine, 1841, Louvre). Il voyagea en Grèce (1846-1847), en Syrie et en Palestine (nombreux dessins du voyage en Grèce au Louvre, notamment une belle série d'aquarelles d'après les fresques du mont Athos). Il peignit pour Versailles (Guillaume de Clermont défend Ptolemaïs, Jeanne d'Arc devant Charles VII, 1845) et fut, en 1848, l'aide de Chenavard pour l'exécution des grisailles du Panthéon. Des tableaux de lui, remarquables par leur goût de l'archéologie antique et leur intelligente assimilation de la leçon ingresque, se trouvent aux musées de Marseille (Consolatrix afflictorum, le Passé, le Présent et l'Avenir), de Nantes (Prière à la Madone) et de Compiègne (le Rêve du bonheur, 1843). Papety, emporté jeune par une épidémie de choléra, reste surtout comme l'un des grands dessinateurs du siècle, varié, délicat et puissant tout à la fois (belle collection de dessins, notamment du séjour italien, au musée de Montpellier).