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Panamarenko

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Artiste belge (Anvers 1940).

Le vrai nom de cet artiste est inconnu, Panamarenko étant une abréviation de " Pan American Airlines and Company " ; sa formation n'est pas plus précise : on sait qu'il est entré très tôt à l'Académie des beaux-arts d'Anvers puisqu'il a suivi les cours de l'Institut national supérieur à partir de 1962. On sait encore que sa première exposition personnelle date de 1965, que Marcel Broodthaers et Joseph Beuys s'intéressaient de très près à lui et que ses premières œuvres connues mêlaient déjà les lois de la physique à un sens ludique proche des dessins animés : Chaussures magnétiques (avec chapeau rembourré assorti) pour marcher " sur " un plafond métallique, etc. Cette légende fantaisiste, jointe à son goût pour les uniformes d'aviateur blancs et à sa pratique des happenings, tire souvent Panamarenko du côté des artistes du comportement. Au début des années 60, Panamarenko avait travaillé sur les matériaux nouveaux et les techniques de pointe. C'est en 1967 qu'il construit son premier avion, inaugurant la longue série des engins volants (Tapis volant, 1980, dessin) qu'il poursuit encore : Rucksack (moteurs individuels qui se portent comme un sac à dos), Aeromodeller (exposé à la Documenta 5 de Kassel) et autres réalisations, tantôt en maquette, tantôt à l'échelle humaine, mêlent les références à la vie des insectes (un mécanisme à ressort produit les vibrations des ailes, comme dans Magameudon I, 1972), à des allusions à Léonard de Vinci et à une grande sophistication technique, telle que la plupart de ces appareils sont réellement capables de fonctionner (Bernouilli, 1995, matériaux divers et moteur). Panamarenko s'est également penché sur la vie sous-marine (Scaphandre de l'homme de guerre portugais, 1990). Totalement hors norme, ce travail exceptionnel a fait l'objet d'expositions à Munich (1982), au C. A. C. de Tours (1989), au M. A. M. de la Ville de Paris (1990-91), etc. Les musées de Lucerne (Suisse), de Berlin (N. G.), le M. N. A. M. de Paris, entre autres, conservent ses œuvres.