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Vera Pagava

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre russe active en France (Tiflis 1907  – Montrouge 1987).

Adolescente, elle arrive en France en 1923, puis se forme à l'académie Ranson mais, au contraire de beaucoup de ceux qui y sont élèves de Bissière, elle restera longtemps rebelle à l'abstraction. Rien de moins réaliste que ses toiles des années 50, où la Jérusalem céleste, assemblage de constructions cubiques d'où l'homme est tout à fait absent, n'est pas très différente de la Grande Banlieue, l'une et l'autre bien proches des montagnes dénudées qui surplombent Tiflis. S'essayant à tout, la figure (Nu couché, v. 1942), les grands thèmes de la Bible (le Déluge, v. 1944 ; Pietà, 1945) ou de la mythologie (la Guerre de Troie, 1947), Vera Pagava a trouvé son registre personnel dans la nature morte, abordée avec une surprenante autorité dès 1932 (Deux Pommes et verre de vin). L'austérité des moyens, qui va croissant, culmine avec l'indication quasi minimale du Vase blanc de 1954, salut à Matisse, et efface ensuite presque toute référence identifiable (le Fruit, 1965). Ensuite, Vera Pagava joue de cette austère simplicité des formes que tempère le coloris très doux posé par grands aplats de roses, de bleu lavande, de gris pour évoquer un instant (l'Aube, 1963), un lieu (la Suisse, les Montagnes, 1981), cet autre paysage qu'est un état d'âme (Inquiétude, 1981) ou encore l'amour sacré et l'amour profane de Thérèse d'Ávila dans la série des Fontevrault. Artiste discrète, Vera Pagava a vu son subtil talent consacré par l'entrée de ses œuvres dans les collections du M. N. A. M. de Paris, du M. A. M. de la Ville de Paris, des musées de Dijon et de Reims. Une exposition circulant de Dijon à Montrouge, lieux chers à Vera Pagava, en passant par Beauvais, Reims et Troyes en 1982-83, a montré l'œuvre du peintre mais aussi de l'aquarelliste et de la dessinatrice.