En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Wolfgang Paalen

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre autrichien (Vienne  1905  –Mexique  1959).

Formé par Julius Meier-Graefe et Hans Hofmann, il étudie la peinture en Italie et à Berlin avant de s'installer en France, en 1928. D'abord attiré par le groupe Abstraction-Création, il adhère au Surréalisme en 1935. Remarqué par Roland Penrose et Christian Zervos lors d'une exposition à la gal. Vignon (Paris, 1934), il se voit ouvrir les colonnes des Cahiers d'art. Il peint alors des visions cristallines ou tourmentées, des paysages intérieurs que semble hanter l'esprit des " romans noirs ". En 1938, il invente le procédé du " fumage " (interprétation des traces laissées par la flamme d'une bougie), dont il tire des effets assez proches de ce qu'on appellera plus tard l'" Abstraction lyrique " (Autofage, 1938). Il a participé à l'illustration des Chants de Maldoror de Lautréamont (1938). Installé au Mexique en 1939, il y organise, avec le poète Cesar Morro, l'" exposición internacional del Surrealismo ", Galería de Arte mexicano (févr. 1940). Sa revue Dyn (de la " dynatique ", énergie du possible de l'art, selon Paalen), qui aura 6 numéros de 1942 à 1944, marque son éloignement du Surréalisme, dans lequel il voit un nouvel académisme. L'art des Indiens, qu'il connaît bien, l'influence alors par le graphisme et le rôle de la couleur (Selam Trilogy, 1947). Absent de l'Exposition surréaliste (gal. Maeght, Paris, 1947), il revient à Paris entre 1952 et 1954 et il est représenté aux rétrospectives du mouvement. En 1959, il se tue d'un coup de revolver sur les hauts plateaux du Mexique. Une importante rétrospective de son œuvre a été organisée à Paris en 1970 (gal. Villand et Galanis).