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Michael Ostendorfer

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre et graveur allemand (Ratisbonne v. 1490  – id. 1559).

De multiples lettres, documents et notes d'archives de Ratisbonne fournissent des informations détaillées sur la vie de l'artiste, mais ne donnent aucune indication sur sa formation. Son œuvre pictural et gravé, qui se rattache étroitement à l'école du Danube, semble porter la marque de l'atelier d'Altdorfer. La qualité remarquable (qu'il n'atteignit plus jamais) de quelques-uns de ses premiers travaux invite à penser qu'il utilisa des motifs du maître et s'inspira de compositions qui lui étaient personnelles. Une gravure sur bois, le Pèlerinage de la belle Madone, qui date des environs de 1520, semble confirmer cette hypothèse. Outre des panneaux peints, on doit à Ostendorfer des gravures sur bois et des estampes inspirées par Ratisbonne ; d'une facture soignée, elles révèlent un artiste soucieux du détail, mais d'une médiocre imagination, ce que confirme le Saint Suaire, premier tableau connu de l'auteur (musée de Ratisbonne). Les petits formats consacrés à des thèmes simples, souvent repris par l'artiste, constituent les meilleures réalisations de ce peintre mineur. En revanche, Ostendorfer montre, par le retable à volets de la nouvelle église de Ratisbonne (auj. id.) qu'il n'était pas en mesure d'exécuter des compositions religieuses d'envergure. Il convient toutefois d'attirer l'attention sur ses portraits, qui, ainsi que ses meilleures œuvres, révèlent son appartenance à l'école du Danube. Le portrait d'un Patricien (id.) et celui d'un Abbé (id.), qui datent des années 1530, le désignent comme l'un des meilleurs portraitistes de la fin de l'époque de Dürer. Empreints de rêverie et d'une certaine passivité, les visages présentent les traits caractéristiques des portraits de l'école du Danube, et les lointains vallons, le ciel strié de nuages, permettent à Ostendorfer de déployer son talent de coloriste.