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Victor Orsel

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre français (Oullins, Rhône, 1795  – Paris 1850).

Orsel est difficile à classer, à la fois lyonnais et parisien, ingresque sans jamais avoir été l'élève d'Ingres, souhaitant mettre son art au service de la " propagation des idées chrétiennes " mais produisant des œuvres religieuses absconses. Il reçut de multiples influences. D'abord formé par le peintre troubadour Révoil à l'École des beaux-arts de Lyon, il monta à Paris pour étudier les peintures de David et entra en 1817 dans l'atelier de Guérin. Il suivit son maître en Italie et vécut dix ans à Rome (1822-1832) en contact étroit avec les nazaréens, surtout Overbeck, et y rencontra Ingres. Ses premières œuvres appartiennent au Néo-Classicisme tardif (Caïn maudit par Adam devant le corps d'Abel, Salon de 1824, Lyon, M. B. A.), mais son célèbre le Bien et le Mal (Salon de 1833, id.) peut passer pour nazaréen. Orsel sut très tôt regarder les primitifs italiens et le Pérugin. Son originalité réside surtout dans le recours à une iconographie religieuse abstraite. Aussi ses œuvres furent-elles peu appréciées : au populaire Vœu du choléra (1833-1852, Lyon, basilique de Fourvière) il convient d'opposer l'austère système allégorique peint laborieusement dans la chapelle des Litanies de la Vierge à Notre-Dame-de-Lorette (1832-1850). Grâce à ses élèves, tel Périn, ses commandes furent achevées après sa mort, et son œuvre, publié. Cet artiste exigeant peut être aujourd'hui considéré comme l'un des rénovateurs de la peinture religieuse en France au xixe siècle.