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Pietro Orioli

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre italien .

La remise en lumière de cet artiste, l'un des plus remarquables du dernier quart du xve siennois, est récente (Angelini). Son œuvre, assez abondante (des retables, parfois pourvus de prédelles narratives, des Vierges à l'Enfant entourés de saints, des panneaux de dévotion), était en effet cataloguée sous le nom d'un peintre d'une génération postérieure, Giacomo Pacchiarotto (1474-1539), et comme telle paraissait d'un charme incontestable, mais passablement archaïque. Le transfert, appuyé sur des preuves documentaires, de l'un à l'autre artiste remet cette œuvre à sa place chronologique et prouve qu'Orioli, loin d'être un artiste attardé, participe aux recherches les plus originales de la peinture siennoise de son temps. Influencé à ses débuts par Matteo di Giovanni (Pala de l'église de Buonconvento, v. 1476-1477), il se rallie aux nouveautés formelles apportées, sur les traces de Liberale da Verona, par Francesco di Giorgio (on trouve encore trace de l'influence de Liberale dans l'Ascension, de la P.N. de Sienne, v. 1492). Il collabore avec Francesco di Giorgio et Signorelli à la décoration à fresque de la chapelle Bicchi à Sant'Agostino, sans doute pour les représentations d'architecture en perspective. Le même goût et la même virtuosité, inspirés par ces deux artistes et les maîtres en perspective du foyer d'Urbino (qu'il connut peut-être directement), se retrouvent dans la fresque du Lavement des pieds (1489) du Baptistère et surtout dans l'étonnante vue urbaine avec un arc de triomphe devant laquelle se déroule la scène de la Visitation de la P.N. de Sienne (v. 1495). Aux côtés de Francesco di Giorgio, de Neroccio di Landi et du Maître de Griselda, il participe à la réalisation du cycle des Héros de l'antiquité, commandés par les Piccolomini vers 1493 en peignant Sulpicia (Baltimore, W. A. G.). Parfaitement " moderne ", Orioli n'en demeure pas moins fidèle à la tradition siennoise par la fraîcheur chromatique et la grâce narrative dont il fait preuve.