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les Van Oost

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintres flamands.

Jacob I, dit le Vieux (Bruges 1601  – id. 1671). Son l'éclectisme brillant marque la fin de l'école brugeoise. Portraitiste et peintre de sujets religieux, inscrit à la corporation en 1619, maître à Bruges en 1621, il séjourna sans doute à Rome jusqu'à son retour à Bruges en 1628 et y subit l'influence du Caravage et des Carrache. Élu doyen de la gilde en 1633, il se consacra à la décoration des églises de sa ville qui contiennent encore la majeure partie de son œuvre.

Son Adoration des bergers, son Martyre de sainte Godelive (tous deux à Bruges, église Saint-Sauveur), quelques scènes de genre, comme les Joueurs de cartes (musée de Dunkerque), présentent un clair-obscur caravagesque lénifié par le Classicisme bolonais. Les colorations les plus vives, souvent même criardes, caractérisent le style de Van Oost. La Vocation de saint Matthieu (1640, Bruges, église Notre-Dame), la Vierge adorée par des saints (1648, id.) adoptent, en dernier lieu, l'esthétique baroque de Rubens, parfois avec une vraie sensibilité (David, 1645, Ermitage).

Van Oost, auteur de portraits individuels (Stella, Lyon, M. B. A.), de portraits de groupes (la Partie de musique, Bruxelles, M. R. B. A. ; Une famille bourgeoise, 1645, musée de Bruges), reprend les formules des portraits de Van Dyck ou de G. Coques. Il laissa des disciples, notamment Jan Baptist Van Meunincxhove, Arnould Roose.

Jacob II (Bruges 1637 – id. 1713). Fils de Jacob I, il est l'auteur de bien des portraits attribués habituellement à son père. Il séjourna plusieurs années en Italie et à Bruges, mais fit carrière à Lille, où il se maria en 1670 et où il demeura jusqu'à la mort de son épouse en 1710. La qualité de ses portraits, de tradition flamande — celui d'un Homme (1697, musée de Bruges, celui du chanoine Jacques Matin (Bruxelles, M. R. B. A.) — surpasse les formules parfois mièvres de ses tableaux religieux, comme le Saint Hubert (Bruges, cathédrale Saint-Sauveur). L'artiste collabora aussi avec son père, signant avec lui un Triptyque du musée des Hospices de Bruges, daté de 1665 ; c'est lui qui réalisa les portraits de religieuses figurant sur les volets. Son Saint Macaire de Gand secourant les pestiférés du Louvre (1673) est une de ses plus belles pages, avec des morceaux d'un fort et savoureux réalisme.