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Claes Oldenburg

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Artiste américain d'origine suédoise (Stockholm 1929).

Considéré comme l'un des représentants les plus brillants du pop art américain, Oldenburg passa la majeure partie de son enfance et de son adolescence aux États-Unis. Il étudia à l'université Yale (1946-1950), puis à l'Art Inst. de Chicago (jusqu'en 1954), exposa dès lors dans des galeries locales, mais son œuvre ne prit un tournant décisif qu'après son arrivée à New York en 1956. Fort impressionné par le spectacle de la rue, Oldenburg fut l'instigateur, à côté d'artistes tels que Dine, Samaras ou Kaprow, des premiers happenings. La plupart de ces événements parathéâtraux prirent place à la Judson Gall., qui joua alors un rôle décisif dans le lancement de jeunes artistes partageant une même et nouvelle esthétique. En 1959, Oldenburg y exposa " The Street ", une série d'objets en carton et papier mâché inspirés par l'environnement urbain, qui rappellent dans une certaine mesure les créations de l'Art brut prônées par Jean Dubuffet. Plus originaux encore furent les objets du " Magasin " (The Store, 1961, présenté pour la première fois chez Martha Jackson, lors de l'exposition Environments, Situations, Spaces). Le réalisme de ces œuvres est contredit à la fois par leurs proportions souvent gigantesques et par leurs surfaces, ruisselantes et bariolées, évocatrices, sur un mode parodique, des taches, des " drips " ou de l'automatisme de l'Expressionnisme abstrait (Red Tights, 1961, New York, M. O. M. A.).

Prenant les objets les plus familiers, ceux de la cuisine ou de la salle de bains notamment, Oldenburg les agrandit, les déforme, leur inflige d'autres consistances (Giant Soft Fan-Ghost Version, 1967, musée de Houston), les métamorphose et établit entre eux d'étranges équations (Autoportrait, 1970). Depuis 1965, Claes Oldenburg a conçu une série de projets de monuments fantastiques, où la notion d'environnement n'est plus limitée par les murs de la galerie mais s'affronte directement à l'espace urbain (Proposed Colossal Monument to replace the Washington Obelisk, Washington D. C. : Scissors in Motion, 1967, New Canaan, Conn., coll. Philip Johnson).

Les carnets de croquis d'Oldenburg et ses grands dessins composés en pleine page, — esquisses ou dessins d'ingénieur —, font varier les significations des objets groupés par analogie formelle au gré de sa virtuosité. Le Stedelijk Museum d'Amsterdam et le M. N. A. M. de Paris ont montré une exposition de ses dessins en 1977. Une rétrospective lui a été consacrée (Washington, N. G. of Art) en 1995 suivie par une exposition (New York, Bonn, Londres) en 1996.