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Otto Mueller

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre et graveur allemand (Liebau 1874  – Breslau 1930).

Il reçoit une formation de lithographe à Görlitz (1890-1894), puis est élève de l'Académie de Dresde (1894-1896). Il mène une existence itinérante (Suisse, Italie, séjours à Munich, Dresde, Liebau) jusqu'en 1908, date à laquelle il se trouve à Berlin, et devient deux ans plus tard membre de Die Brücke. Son style, qui relevait encore d'un symbolisme " naturiste " que la pratique de la lithographie avait assoupli (Bac dans la forêt, 1905, musée de Münster), acquiert dès lors plus de vigueur, admet davantage un dessin aux angles vifs au détriment des courbes naguère ordonnatrices (Baigneuses, 1913, id.). Dans l'œuvre de Mueller, le thème du nu, souvent placé dans un cadre naturel, dans l'esprit de Gauguin, illustre la nostalgie d'un état édénique, tandis que le couple, représenté avec une sensualité, voire un érotisme désenchantés, appartient en revanche à l'ordre du constat. Il était d'ascendance maternelle tzigane, et les bohémiens ont été ses modèles favoris. Il évolua peu après 1918-1920, années privilégiées pendant lesquelles l'agrément de la facture (plus nourrie et variée) ne fut pas sacrifié au souci de l'expression (Amoureux tziganes, v. 1918 ; Famille de bohémiens ou la Madone tzigane, Essen, musée Folkwang). Il travailla souvent à la détrempe sur des toiles au grain grossier. Il se fixa à la fin de la guerre à Breslau, où il fut professeur aux Beaux-Arts (1920-1930). Il a laissé par ailleurs une importante série d'estampes (172 œuvres). Il est représenté dans la plupart des musées allemands, à Hambourg (Nus dans les dunes, v. 1919-20), Stuttgart (Staatsgal. : Deux Nus dans les roseaux, v. 1924), Düsseldorf (K. M. : Nu assis sous les arbres, 1915), Essen, Feldafing (coll. Buchheim : Trois Nus devant un miroir, v. 1912), Dortmund (Museum am Ostwall), Munich (Neue Staatsgal. : Autoportrait, 1927), Berlin (N. G.), Francfort (Städel. Inst. : Adam et Ève ), Sarrebruck (Tziganes au tournesol, 1927).