En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Paulus Moreelse

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre et architecte néerlandais (Utrecht 1571  – id.  1638).

Élève préféré de Mierevelt à Delft de 1596 à 1598, il se rendit en Italie de 1598 à 1600 environ ; il revint à Utrecht en 1602 et fut l'un des fondateurs de la gilde de Saint-Luc en 1611. Pratiquant, sous la forte influence de Bloemaert, une sorte de Caravagisme clair très maniérisant, il peignit quelques scènes de genre et d'histoire — Vertumne et Pomone (Rotterdam, B. V. B.) — et surtout de nombreux portraits : Autoportrait (Rijksmuseum ; Mauritshuis), Portraits d'hommes (1612, Louvre ; musée de Metz), Portraits de femmes (Mauritshuis ; 1631, musée de Metz ; 1615, Rotterdam, B. V. B.), la Belle Bergère, la Petite Princesse, Michiel Pauw (1625), Philips Ram (1625), Anna Ram-Strick (1625), Marguerite Van Dompselder (musée d'Utrecht), Frédéric V, Électeur de Palatinat (1632, Rijksmuseum). Ses charmants portraits d'enfants et de dames travesties en bergères ont fait sa réputation, et de nombreux artistes se formèrent dans son atelier, dont Baburen. À cet égard, une opposition très remarquable existe entre la Charité romaine (Édimbourg, Nat. Gal. of Scotland) très modérée de ton que peignit Moreelse et celle, violente et agressive, de Baburen. Son frère, Johannes ( ?av. 1594 -Utrecht [ ?] 1634) , commerçant d'objets d'art, peignait également : le Géographe (1634, musée d'Utrecht). Quant à son neveu et élève, Willem (Utrecht v. 1620 - id. 1666) , inscrit à la gilde de Saint-Luc d'Utrecht en 1646, il a laissé des portraits exécutés dans un style rembranesque : Portrait d'homme (1648, Rome, G. N. , Gal. Corsini), Portrait de femme (1655, musée d'Utrecht).