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Jacques Monory

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre français (Paris 1934).

Jacques Monory a été le principal représentant français avec Gilles Aillaud du courant artistique intitulé Figuration narrative, qui, dans les années 60, s'est opposé à la fois à la peinture abstraite, géométrique, cinétique ou informelle et à l'art des nouveaux réalistes et du Pop' Art. Sa carrière commence dès 1955 mais sa notoriété se précise avec sa participation aux expositions parisiennes Donner à voir (1962), Mythologies quotidiennes (1964), Figuration narrative (1965). Cette année-là, Monory expose des tableaux où la vision traditionnelle du sujet est perturbée par des emprunts symboliques au procédé du collage et à des images issues de la civilisation moderne et par le recours à la monochromie. Cet itinéraire aboutit à un style caractérisé par l'utilisation d'images imitant des photographies, la froideur de la touche, la monochromie ou la bichromie généralisées (bleu surtout, rose, mauve, jaune...) ainsi que, dans la composition, les syncopes, les métaphores, les jeux de miroirs. Les sujets sibyllins contiennent une part d'autobiographie en raison de l'engagement intime de l'artiste dans la représentation. Vers 1966, Monory passe des brisures figurées à la découpe du tableau, au collage d'accessoires (corde, flexible de douche). Puis il revient au champ rectangulaire, souvent subdivisé en plusieurs images qui se font contrepoint, donnant des séries de toiles : (Meurtres n° 10, 1968, Paris, M. N. A. M.), Velvet Jungle (1969-1971), qui suggèrent des atmosphères de guerre ou de menace cachée dans la nature (série présentée en 1971 à l'A. R. C., Paris, M. A. M. de la Ville), en même temps que des figures de femmes et d'enfants et des images de New York ; citons aussi Premiers Numéros du catalogue mondial des images incurables (1974), Technicolor (1977), Ciel, nébuleuse et galaxie (1981). Monory a réalisé des films (Ex, 1968 ; Brighton Belle, 1974 ; la Voleuse, 1986) et des livres, notamment Deux (1973, texte de Franck Venaille, qui reprend le style du roman-photo). L'artiste est représenté au M. N. A. M. de Paris, dans les musées de Saint-Étienne, de Marseille, de Pau, de Grenoble et dans de nombreux M. A. M. européens. Il a exposé en 1984 à l'A. R. C., M. A. M. Ville de Paris.