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Pier Francesco Mola

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre italien (Coldrerio, prov. de Côme, 1612  – Rome 1666).

Il reçut sa première éducation à Rome dans l'atelier de Cavalier d'Arpin et de Pietro Orsi, puis, lors de séjours à Bologne, à Milan et à Venise, il travailla auprès de l'Albane. Il fut surtout réceptif à la première manière de Guerchin et à la peinture vénitienne des Bassano. Le début de sa carrière se déroula en Italie du Nord de 1633 à 1647 (on sait qu'il est à Lucques en 1637, où il rencontre P. Testa, puis à Coldrerio en 1641), à l'exception d'une courte halte à Rome en 1641. C'est dans cette dernière ville qu'il s'installa définitivement en 1647.

Pier Francesco Mota exécuta alors de grandes œuvres décoratives qui le firent connaître, ainsi que des tableaux de chevalet : Bacchus et Ariane (1647-48, au plafond du palais Costaguti à Rome) ; fresques de la chapelle Ravenna au Gesù (1649-1651, Saint Pierre baptisant le centurion en prison et Conversion de saint Paul ) ; Figure de guerrier oriental (1650, Louvre) ; tableau d'autel de S. Carlo al Corso (1652) ; fresque de la basilique S. Marco (1653-1657) ; Joseph vendu par ses frères (fresque de la galerie d'Alexandre VII au Quirinal, 1657). Il fut, autour de 1658-59, le peintre officiel du prince Pamphili, peignant au palais Doria de Valmontone l'Air, décoration qui, à la suite d'une mésentente avec le prince, fut effacée et remplacée par les œuvres des Calabrais Mattia Preti et Francesco Cozza.

Figure dominante du courant néo-vénitien à Rome, à côté de P. Testa et de Sacchi, il a cherché à concilier l'esthétique bolonaise et le coloris vénitien (Homère jouant du violoncelle, v. 1660, Rome, G. N., Gal. Corsini). Il collabora parfois avec Gaspard Dughet (Saint Jean-Baptiste, 1652, Milan, église S. Maria della Vittoria, auj. à la Brera), mais ce ne fut qu'à la fin de sa vie (1660-1666) qu'il se révéla grand paysagiste, se rattachant au milieu classique franco-romain (Poussin, Lorrain et Dughet), aimant à répéter plusieurs fois le même thème en donnant à ses figures un réalisme proche de Ribera (Vision de saint Bruno, v. 1663-1666, Louvre ; Rome, coll. Incisa della Rocchetta et Gal. Doria-Pamphili).