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Luc-Olivier Merson

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre français (Paris 1846 id. 1920).

Merson obtint le prix de Rome en 1869. Certaines de ses toiles d'inspiration religieuse sont traitées dans un style réaliste un peu conventionnel, mais avec des couleurs fraîches et de ravissants détails (le Loup d'Agubbio, 1877, musée de Lille). D'autres toiles, à la composition rigoureuse et aux tons sobres, se souviennent du Moyen Âge et des fresques du quattrocento (Saint François prêche aux poissons, 1881, musée de Nantes ; la Salutation angélique, 1890, musée de Bordeaux). Les illustrations de Merson pour Notre-Dame de Paris de Victor Hugo ou les Trophées de Heredia sont d'un beau graphisme poétique. L'artiste imita les enluminures médiévales dans ses cartons de vitraux et de tapisseries (Saint Michel, 1875, manufacture des Gobelins) et dans ses motifs ornementaux. Il dessina pour l'État français ses 2 célèbres billets de banque (50 F et 100 F). La maquette de la grande mosaïque de l'église du Sacré-Cœur et les décorations murales qu'il exécuta à Paris au Palais de justice (Galerie de Saint Louis, 1877), à l'hôtel Watel-Dehaynin (la Famille, la Vérité et la Fortune, 1901, musée d'Orsay) et à la Sorbonne (la Théologie) sont d'un archaïsme discret ; quant aux décorations de l'Opéra-Comique, elles sont d'un modernisme mieux enlevé (la Musique, la Poésie, l'Élégie). Professeur à l'E. N. B. A. (1894), Merson s'y montra fervent défenseur du Classicisme.