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Charles Mellin

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre français (Nancy 1597 [ ? ]  – Rome 1649).

La redécouverte de Mellin est récente et la connaissance de son œuvre, loin d'être achevée. Cet œuvre — et les dessins de l'artiste en particulier — semble avoir été confondu très tôt avec celui de ses contemporains, notamment Poussin. À Rome dès 1622, il l'emporte en 1630 sur Poussin et Lanfranco, qui semblent, avec Vouet, avoir eu le plus d'influence sur son art, lors d'un concours pour la décoration de la chapelle de la Vierge à Saint-Louis-des-Français. Il avait auparavant peint à fresque deux lunettes du cloître de la Trinité des Monts et des plafonds au palais Muti. On le retrouve à Monte Cassino en 1636-37 où il exécute les fresques des voûtes du chœur dans l'église abbatiale (détruites en 1944) et divers tableaux (la découverte, il y a quelques années, du Sacrifice d'Abel, signé et daté de 1634, donc antérieur à cet ensemble, révèle un artiste puissant et novateur). Il séjourne à Naples entre 1643 et 1647 et y peint plusieurs tableaux d'autel, notamment une Immaculée Conception et une Annonciation pour S. Maria Donna-regina Nuova (in situ).

Il est trop tôt pour porter un jugement sur l'art de celui que l'Italie range, sous le nom de Carlo Lorenese, aux côtés de Claude Lorrain et de Nicolas Poussin pour représenter l'art français du xviie s. à Rome, mais les quelques tableaux retrouvés, comme Saint François de Paule (Musée lorrain de Nancy), la Charité romaine (Louvre) ou le Portrait supposé du général del Borro (musées de Berlin), font du peintre un artiste éclectique, chaleureux, et un coloriste habile qui mérite une réhabilitation.