En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Ludwig Meidner

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre allemand (Bernstadt 1884  – Darmstadt 1966).

Élève de l'Académie de Breslau (1903-1905), il s'installe à Berlin en 1905. Un séjour à Paris (1906-1907) lui révèle Cézanne et surtout Van Gogh. Tempérament d'un lyrisme excessif, il emprunte d'abord au Cubisme certains procédés d'écriture et au Futurisme un accent destructeur, qui se donne libre cours dans une série de " paysages apocalyptiques ", qu'il expose en 1912 à la galerie Der Sturm d'Herwarth Walden, dans une exposition du groupe de peintres Die Pathetiker, qu'il a fondé avec Jacob Steinhardt et Richard Janthen, visions prémonitoires de la guerre (la Ville en flammes, 1913). Ses nombreux portraits (Moi et la ville, 1913) et autoportraits, peints et dessinés, rappellent par leur facture ceux de Kokoschka, mais s'en distinguent par leur agressivité tourmentée (Autoportrait, 1915, musées de Berlin). Vers 1925, Meidner inaugure une manière plus réaliste, où le modelé puissant des ombres et des lumières met en évidence le caractère (Lotte Lenya, 1925, Berlin, Schiller-Theater). Ses dernières œuvres prolongent la tradition de Corinth.

L'artiste a laissé également des écrits rédigés dans un style violent et heurté semblable à celui de son œuvre peint et graphique (Septemberschrei, 1920, Berlin ; Gang in die Stille, 1929, Berlin). Réfugié en Angleterre pendant la dernière guerre, il vécut ensuite à Francfort, puis dans le Taunus.