En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Maître du Retable de Sainte-Barbe

dit aussi Maître de 1447 ou Maître de Sainte-Barbe

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre allemand (actif à Breslau à partir de 1440 env. et jusque vers 1470).

Il doit son nom au grand retable à volets, chef-d'œuvre de la peinture silésienne au xve s., peint en 1447 pour l'église Sainte-Barbe de Breslau. Les volets s'ouvraient sur un panneau présentant 3 grandes figures sur fond d'or : Sainte Barbe tenant la maquette de l'église Saint-Félix et Saint Adauctus. Cette partie centrale (musée de Varsovie), d'une grande majesté avec ses personnages puissants et solennels, était encadrée de 12 scènes illustrant la Légende de sainte Barbe, d'un style différent et expressif, plein de vivacité. Sur les panneaux extérieurs des volets intérieurs sont représentées la Crucifixion et la Descente de croix. Lorsque se refermaient les volets (disparus depuis 1945), on voyait la Vierge en majesté avec le Christ bénissant ; à l'intérieur des volets extérieurs, de petites Scènes de la Passion.

Outre le Retable de Sainte-Barbe — ouvrage où la personnalité de l'artiste est la plus affirmée —, on est d'accord pour reconnaître comme une œuvre caractéristique du Maître de Sainte-Barbe la Crucifixion de Heidau, peinte v. 1447 (Todz, musée Sztuki), rapprochée d'une Crucifixion de Saint-Sébald à Nuremberg. Le Retable de Wartenberg (v. 1468), également conservé au musée de Varsovie, a aussi été attribué à ce maître.

Cet anonyme semble avoir été le représentant le plus remarquable du cercle silésien à Breslau au milieu du siècle. Ses origines restent obscures et discutées. Les particularités de son style rappellent également la Bohême, la Bavière, l'Autriche et même les Pays-Bas, et témoignent de voyages à l'étranger. Il n'est pas impossible que le maître soit né à Breslau ; son art, dramatique, chargé d'énergie, d'un réalisme puissant, a rayonné jusqu'en Moravie, Galicie et Pologne. Peut-être est-il identifiable avec Nikolaus Smid, résidant déjà à Breslau en 1440 et qui obtint dans cette ville, en 1450, le droit de bourgeoisie.