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Maître de la Glorification de la Vierge

(Meister der Verherrlichung)

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre allemand (actif dans le 3e quart du xve s.).

Le peintre désigné sous le nom de Maître de la Glorification de la Vierge fut l'un des plus importants artistes de Cologne au cours de la seconde moitié du xve s. Outre le grand panneau de la Glorification (Cologne, W. R. M.) qui lui a valu son nom, il convient de citer parmi ses œuvres les plus importantes et les plus caractéristiques une Annonciation (id.), une Vierge au croissant de lune (Worms, fondation Heylshof) et 2 volets d'un grand retable représentant la Nativité du Christ (Berlin, musées) et l'Adoration des mages (musée d'Aix-la-Chapelle). Elles permettent de considérer l'artiste comme le véritable héritier de Stephan Lochner, mais traduisent tout autant l'emprise des peintres flamands Rogier Van der Weyden et le Maître de Flémalle. Cette influence apparaît notamment dans l'Annonciation, l'une des premières œuvres de l'artiste (v. 1445-1460). Les silhouettes graves et imposantes, l'étonnante plasticité, traduisent son souci de rendre tangibles corps et matière.

L'ange de l'Annonciation est agenouillé dans un intérieur d'une perspective accusée et jouissant d'une existence autonome. L'innovation la plus surprenante est la vue par la porte et par la fenêtre : pour la première fois à Cologne, un peintre permet à l'observateur d'apercevoir d'un intérieur une place au dehors et, dans le lointain, des prairies et des champs. Dans ses œuvres ultérieures, le Maître de la Glorification de la Vierge se rapproche de plus en plus du style de Stephan Lochner, auquel il emprunte le type de silhouettes et la composition. Dans aucun de ses tableaux, toutefois, il ne renie la formation reçue aux Pays-Bas. C'est pourquoi on peut considérer son art comme une synthèse de la nouvelle optique flamande, proche de la réalité, et de l'école traditionnelle de Cologne, plus intime et plus idéalisante.