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Maître de Saint-Félix

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre travaillant en Espagne (premier quart du xvie s. ).

En établissant une correspondance entre les dates et les emplacements des œuvres attribuées au Maître de Saint-Félix et les lieux de résidence connus par des documents de Joan de Burgunya, J. Ainaud a proposé d'identifier ce maître avec ce dernier. Né à Strasbourg, il serait venu jeune à Valence, où il aurait exécuté le Retable de saint André (Valence, chapelle du Miracle, et Barcelone, coll. part.). Dans les 8 scènes de la vie du saint se reflètent déjà les tendances maniéristes de l'artiste, son goût pour les architectures grandioses de la Renaissance, pour les scènes animées par des personnages grandeur nature qui semblent en perpétuel déséquilibre, et pour les riches tissus aux dessins chamarrés (à motifs mauresques utilisés à la manière du Valencien Yañez, auprès duquel il a peut-être été formé).

À Tarragone (Musée provincial) se trouvent les fragments d'un Retable de la Madeleine, pour lequel il reçut sans doute l'aide d'un de ses disciples. À Gérone, sa présence en 1519 est attestée par un document et par 3 œuvres importantes : la Crucifixion (Musée provincial), le Retable de sainte Ursule, détruit en 1936 à l'exception du panneau central (id.), et le Retable de saint Félix (id), commencé par Perrys Fontanyes. Ce dernier ensemble, chef-d'œuvre de l'artiste, témoigne d'influences germaniques précises : celle de Dürer pour les compositions et celle de Michael Pacher pour la monumentalité des figures. La mort de Joan doit se situer peu avant le 3 décembre 1525, date à laquelle un contrat est passé avec Pedro Nunez pour terminer le retable de Santa Maria del Pino (Barcelone), commencé par Joan de Burgunya.