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Vicente Masip ou Vicente Macip

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre espagnol (Andilla ? v.  1475  – Valence 1550).

Dans la dynastie des Masip, qui avec 3 générations de peintres, recouvre les trois quarts du xvie s., la renommée de Juan de Juanes, qui forme le chaînon central, a éclipsé celle de son père comme celle de sa fille Margarita. Celle-ci ne semble qu'un pâle reflet de l'art paternel. La formation de Vicente Masip est valencienne, marquée par la leçon des derniers peintres gothiques et de Paolo de San Leocadio. Ses premières œuvres sont sans doute la Présentation au Temple et le Couronnement de la Vierge (Prado). À moins de suivre la proposition émise en 1993 par F. Benito qui considère comme appartenant à la jeunesse de Masip les œuvres réunies sous le nom du maître de Cabanyes telles que : le Retable de saint Denis et sainte Marguerite (Valence, musée de la cathédrale), l'Annonce à saint Joachim (id.) le Retable des saintes (id.) et le Retable de saint Martin (Paris, musée de Cluny). On sait qu'il est à Valence en 1513 et qu'il peint entre 1530 et 1535 le grand retable de la cathédrale de Ségorbe, démonté aujourd'hui et conservé au musée. Dans ces panneaux consacrés à la vie de la Vierge, Masip s'inspire de modèles de Sebastiano del Piombo, connus par les œuvres de cet artiste que J. Vich y Volterra ambassadeur près du Saint-Siège, rapporte à Valence vers 1421, et de ceux de Raphaël, par l'intermédiaire de gravures où figurent des draperies amples dessinées avec une certaine dureté. De la même époque date le Baptême du Christ (cathédrale de Valence) où s'affirme son goût pour les vastes paysages.

Si le Portrait de D. Luis de Vilanova Rumeu (Prado) révèle son admiration pour Titien, les deux tableaux circulaires du Prado (Visitation, Martyre de sainte Agnès), provenant du couvent de S. Julian de Valence, témoignent qu'à la fin de sa vie Masip est toujours fidèle à Raphaël.