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Frans Masereel

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Graveur et peintre belge (Blankenberge 1889  – Avignon 1972).

Élève de l'Académie de Gand (1907-1908), il voyagea beaucoup avant la guerre (Angleterre, Allemagne, Tunisie), qui le surprend à Genève (1915), où il fréquente le milieu de Romain Rolland. Il donne des dessins à l'encre de Chine au journal la Feuille (1917), mais il commence surtout à s'exprimer au moyen de la gravure sur bois, publiant plusieurs recueils à l'accent revendicatif et humanitaire ainsi que d'un style fort expressif, les zones noires, très denses, ménageant de brutales clartés (Les morts parlent et Debout les morts, 1917 ; Vingt-Cinq Images de la passion d'un homme, 1918 ; Un fait divers, 1920 ; la Ville, 1925). Il s'installe à Paris en 1920, puis à Équihen, près de Boulogne, et aborde la peinture v. 1924, s'inspirant des personnages et des scènes de la vie du port comme des grandes villes dans des tableaux d'un franc réalisme, exécutés dans une gamme sombre et par une touche souvent feutrée (Deux Femmes au réverbère, 1927, Gand, musée des Beaux-Arts, Deux Noirs à Marseille, 1932, Mulhouse, musée des Beaux-Arts). Il a illustré de nombreux ouvrages (Jean-Christophe de R. Rolland, 1925-1927 ; la Légende d'Ulenspiegel de De Coster, 1926 ; le Testament de Villon, 1930). De 1922 à la guerre, il expose à de nombreuses reprises galerie Billiet à Paris, galerie où a lieu aussi, en 1924, la première exposition parisienne de George Grosz, peintre dont Masereel est proche par des accents d'un réalisme aigu, sensible dans de nombreuses aquarelles (Place Pigalle, 1925, Leipzig, musée des Beaux-Arts). Par ailleurs, proches des milieux littéraires allemands, Masereel illustre Stefan Zweig ou Carl Sternheim, son œuvre étant souvent diffusée par l'éditeur allemand Kurt Wolff. En 1937, il exécute de grandes peintures murales pour l'Exposition internationale de Paris, la Famille en lecture pour le pavillon de la Belgique et l'Enterrement de la guerre pour le pavillon de la Paix. Installé à Nice en 1949, son activité de graveur et de peintre ne s'est pas ralentie durant ses dernières années, mais l'œuvre réalisée présente un agrément plus décoratif (la Nuit et ses filles, 1959, bois gravés). Des expositions de son œuvre ont eu lieu en 1965 à Nice, galerie des Ponchettes et en 1986 au musée des Beaux-Arts de Gand.