En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Andrés Marzal de Sax

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre espagnol (documenté à Valence de 1392 à 1410).

Originaire de Saxe ou de Flandres (Sas, près de Gand), il apparaît comme l'un des artistes étrangers les plus influents dans la création du style Gothique international à Valence. Des documents entre 1392 et 1405 permettent d'établir qu'il est chargé de travaux importants exécutés en collaboration avec Pedro Nicolau, puis à partir de 1404 avec Gonzalo Pérez et le Catalan Gerardo Gener : peintures murales pour la salle du Conseil de l'hôtel de ville et 7 retables dont 3 destinés aux chapelles de la cathédrale. Le seul panneau qui puisse lui être attribué est l'Incrédulité de saint Thomas (Valence, cath.), provenant d'un retable pour lequel il signa un reçu en 1400. La puissance de ces figures réunies en groupe compact autour du Christ et l'expressionnisme des visages, inconnu jusqu'alors dans l'art valencien, apparentent cette composition à certaines peintures bohémiennes exécutées autour de 1360. À Valence, un groupe d'œuvres a été attribué à Marzal ou à son entourage, parmi lesquelles figurent : la Tête de moine (musée de Bilbao), 6 scènes d'un Retable des joies de la Vierge (Brooklyn, anc. coll. Cords), 3 panneaux d'un Polyptyque de la Vierge (1 au musée de Saragosse, 2 au musée de Philadelphie). Le monumental Retable de saint Georges (Londres, Victoria and Albert Museum), exécuté pour la confrérie des arbalétriers du Centenar de la Ploma, œuvre magistrale dont la violence confinant à la caricature est liée à la vivacité du récit et au réalisme des détails, semble réalisé dans la seconde décade du xve s., à une époque où Marzal n'était plus en activité. Nous savons, en effet, qu'en 1410 il était malade et devenu indigent.