En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

André Mare

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre et décorateur français (Argentan 1885  – Paris 1932).

Il partage son enfance entre le haras du Pin et la plage de Trouville, où il côtoie Boudin, et il peint en compagnie de ses deux amis Henri Viel et Fernand Léger. À dix-huit ans, il s'installe à Paris avec ce dernier pour suivre les cours de l'École des arts décoratifs. En 1907, en contact avec le groupe de Puteaux, la Section d'or, il s'oriente vers un Cubisme directement influencé de Cézanne et se trouve en communauté avec des peintres allant de Villon à La Fresnaye. Il expose à partir de 1906 au Salon des indépendants et deux ans plus tard au Salon d'automne à côté de La Fresnaye, de Marchand, de Dunoyer de Segonzac, de Marinot. À la période cubiste (Prisonniers turcs à Monte Tomba, 1917, coll. part. ; les Chevaux, 1921, id.), où l'influence de La Fresnaye est très marquée, succède une manière plus personnelle, assez expressionniste. Après une interruption de quelques années, Mare revient en 1928 à la peinture, à laquelle il se consacre totalement jusqu'à sa mort. Il peint en 1930 une grande toile à l'occasion des funérailles du maréchal Foch (Versailles).

Parallèlement, il entreprend en 1910 une carrière de décorateur en dessinant pour André Groult les meubles d'un petit salon exposé au Salon d'automne, auquel, l'année suivante, il participe en son nom propre en compagnie de ses amis peintres, La Fresnaye, Duchamp-Villon, Marie Laurencin, Rouault. En 1912, avec la Maison cubiste, il affirme son appartenance au groupe de jeunes qui rejettent leurs prédécesseurs et cherchent à renouer avec la tradition française, sans pourtant renoncer à l'apport que représente le monde industriel. Il dessine des meubles, des objets, des plats de reliure, dont il enlumine de couleurs vives le vélin blanc ou ivoire, qu'il affectionne. Il est chargé, en 1918, de dessiner le cénotaphe de l'Étoile avec l'architecte Louis Süe, avec qui il fonde, l'année suivante, la Compagnie des arts français. Süe et lui-même constituent une équipe où voisinent peintres, sculpteurs et décorateurs, et ils abordent tous les aspects de la décoration intérieure. S'appuyant sur la tradition, ils refusent un " art de mode " ou " révolutionnaire ", mais cherchent plutôt à créer des ensembles " sérieux, logiques, accueillants... ". Ils publient en 1921 un manifeste, Architectures, pour lequel Paul Valéry écrit Eupalinos. À l'Exposition des arts décoratifs de 1925, ils sont chargés du pavillon Fontaine et du musée d'Art contemporain. La participation d'André Mare aux arts du spectacle est réduite, mais elle lui permet de mettre en valeur son double talent de peintre et de décorateur.

Après les décors et costumes de l'Heure espagnole de Maurice Ravel à l'Opéra en 1921, Mare réalise avec Louis Süe le montage de Robert et Marianne, une pièce de Paul Géraldy, à la Comédie-Française en 1925.