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Paul Mansouroff

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre russe (Saint-Pétersbourg 1896  – Nice 1983).

Lorsqu'en 1915 il sort de l'École de peinture et de dessin de la Société pour le progrès des arts à Petrograd, Mansouroff effectue aussitôt son service militaire au ministère de l'Aviation en qualité de dessinateur d'hélices et de carlingues d'avions. C'est en pleine révolution de février qu'il peint ses premiers tableaux abstraits (Formule picturale, 1918), sous l'influence du Suprématisme et du Constructivisme, et, dès après la révolution d'Octobre, il travaille avec Lunatcharsky à la section de vulgarisation de l'art du Commissariat à l'avancement du peuple. Il se lie bientôt avec l'avant-garde artistique révolutionnaire, notamment avec Malevitch et Tatlin, qui l'encouragent à exposer ses œuvres abstraites au palais d'Hiver de Saint-Pétersbourg (sa première exposition), en 1918. C'est encore avec eux qu'il fonde l'Institut de culture artistique du groupe Inhuk en 1921, dont il dirige la section expérimentale jusqu'en 1928. Il se dégage cependant très vite de l'influence de ses amis et oriente ses recherches vers la fonction de la ligne et des plans juxtaposés (Lignes et sphères, 1922 ; Forme picturale, 1923). Après deux grandes expositions à Moscou en 1923 et 1927 (5e et 10e anniversaires de la révolution d'Octobre), il part pour Rome, où il expose ses œuvres au théâtre Bragaglia, avant de s'installer en 1929 à Paris, où il vit assez solitaire. Cherchant le " rapport exact entre l'instinct et le calcul ", il continue à peindre des tableaux et des gouaches selon les mêmes principes que ceux qu'il enseignait à l'Inhuk, et reste fidèle au compartimentage coloré du panneau et à la grande surface blanc foncé. Plusieurs rétrospectives de son œuvre ont été organisées, notamment par la gal. Lorenzelli à Milan (1963), la gal. Daniel-Gervis à Paris (1968) et le M. N. A. M. de Paris (1972-73).