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Hans Makart

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre autrichien (Salzbourg 1840  – Vienne 1884).

Refusé en 1858 à l'Académie de Vienne, il étudie par lui-même Titien et Rubens. En 1861, il est élève de Piloty à Munich, où il remporte ses premiers succès (la Peste à Florence, 1868).

Rappelé à Vienne en 1869 par l'empereur, il voyage aussi, à cette époque, à Londres, à Paris et en Hollande. De 1874 à 1878, il réalise l'Entrée de Charles Quint à Anvers (Hambourg, Kunsthalle). Professeur à l'Académie de Vienne, il se pose alors en rival de Feuerbach. Sa dernière commande, la décoration de l'escalier du Kunsthaus de Munich, est restée inachevée.

Makart fut entraîné par sa fantaisie et son ambition de donner à la peinture d'histoire une interprétation plus exacte et de la rendre plus attrayante. Il séduisit ses contemporains en dépit d'une manière très superficielle. Doué d'une prodigieuse mémoire des formes, il composait en puisant dans ce fonds culturel très riche et suivait la même méthode pour ses portraits, qui sont presque toujours ceux de femmes : Magdalena Plach (1870, Vienne, Österr. Gal.), la Dame au clavecin, (1871, id.), Charlotte Wolter en Messaline (1876, Vienne, Historisches Museum), la Baronne de Waldberg (v. 1876, Salzbourg, Residenzgal.). Makart a, comme d'autres peintres contemporains, subi l'influence de l'art de la Renaissance et du Baroque, mais il fut le seul à pénétrer l'esprit de cette dernière esthétique. Sa vogue ne se limita point à la peinture, il forma le goût de toute une époque et eut une influence considérable. Les grands industriels décoraient leur salon dans le " style Makart ", les petits-bourgeois ornaient leur intérieur d'un " bouquet Makart ". La célébrité du peintre atteignit son apogée avec la décoration de la Ringstrasse, à Vienne, qu'il exécuta à l'occasion des noces d'argent du couple impérial, en 1879.  Ce peintre, si prisé de son vivant et catégoriquement dédaigné par la suite, est encore très contesté aujourd'hui. Ses peintures narratives, de format gigantesque, au coloris brillant et décoratif, exécutées au cours de ses voyages, par exemple Venise rendant hommage à Catherine Cornaro (1873, présentée à l'Exposition universelle de Philadelphie en 1876) ou l'Entrée de Charles Quint à Anvers, 1875 (Exposition universelle de Paris en 1878), qui rencontrèrent l'approbation générale, ont été longtemps reléguées dans les réserves. Seul le Triomphe d'Ariane (1873-1875, Vienne, Österr. Gal.) a toujours été exposé. Les 2 grands tableaux d'Abundantia, les Présents de la terre et les Présents de la mer, l'une des premières œuvres de l'artiste à Vienne, sont au musée d'Orsay.