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Mino Maccari

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre, caricaturiste et écrivain italien (Sienne 1898  – Rome 1989).

Avec l'écrivain Leo Longanesi, il est le fondateur de la revue Il Selvaggio (1924-1943), organe du mouvement Strapaese. Par son intense production d'articles et de vers, dont la force polémique se double de la verve des caricatures qui les illustrent, il donna à cette revue une empreinte absolument personnelle. La cible principale de ses satires, violentes et caustiques, est l'univers bourgeois, son conformisme moral et son style de vie. Le dessin incisif, d'une violence mordante et amère, rappelle les vignettes populaires du xixe s., mais aussi, et spécialement, l'esprit vif et caustique des expressionnistes allemands, de Grosz surtout, dont il reprend avec originalité certains thèmes. La polémique antibourgeoise a parfois été interprétée comme une accusation larvée du conformisme officiel du " régime ". Elle correspond pourtant à un courant idéologique précis, discernable à l'intérieur du fascisme, tendant à opposer à la " dégénérescence " de la bourgeoisie (et de la " ville ", symbole de corruption morale et de " modernisme ") les valeurs " saines " et authentiques d'un milieu " paysan " et " populaire ". Dans la période de l'après-guerre, la verve féroce et ironique de Maccari se retrouve dans les vignettes qu'il dessine pour l'hebdomadaire Il Mondo. La peinture de l'artiste, nettement expressionniste, naît elle aussi d'une humeur sarcastique et violente. Une exposition personnelle de son œuvre a été organisée au sein de la Biennale de 1960.