En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Maître d'Amiens ou Maître des Puys d'Amiens

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre néerlandais (actif à Amiens entre 1518 et 1521).

On désigne ainsi l'anonyme auteur de 4 étranges tableaux de la confrérie poétique du Puy Notre-Dame d'Amiens, offerts de 1518 à 1521 par les " princes " successifs de celle-ci — suivant une coutume observée chaque année depuis 1451 — et conservés aujourd'hui au musée d'Amiens. M. J. Friedländer, en 1937, les a judicieusement rapprochés de 2 panneaux d'un style aussi exubérant, une Mort de Marie à Anvers (musée Mayer Van der Bergh) et une Présentation de la Vierge, jadis sur le marché d'art munichois (1917). Leur fantaisie décorative, aux complications parfois inexplicables (on n'a pu donner un sens raisonnable aux curieuses petites scènes de l'arrière-plan des Puys), l'expressionnisme de leur facture miniaturiste, d'une liberté digne de Bosch, leur préciosité fondamentale — sans analogues dans la peinture française de l'époque — imposent l'hypothèse d'un artiste étranger étroitement mêlé aux maniéristes anversois, peut-être le plus fascinant de tous ces gothiques attardés des années 1520. Mais le rare talent de portraitiste du peintre permet sans doute, par comparaison avec plusieurs portraits de Lucas de Leyde et de l'école leydoise, de penser à un Néerlandais ayant séjourné à Anvers plutôt qu'à un pur Flamand. La fraîcheur de certains paysages des Puys, qui appelle des rapprochements avec le milieu mi-anversois, mi-leydois de Jan de Cock, comme la nervosité générale de l'écriture renforcent le caractère néerlandais du Maître d'Amiens.