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Bernardino Luini

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre italien (Luino ?, lac Majeur, v. 1485 – Milan ? 1532).

La formation et la première activité de ce peintre sont encore actuellement sujettes à controverse et l'on ne connaît ni son lieu de naissance ni celui de sa mort ; l'hypothèse d'un voyage de jeunesse à Florence et à Rome ainsi que de contacts en cette occasion avec Raphaël n'est fondée que sur l'attribution par R. Longhi d'une copie de la Mise au tombeau de la Gal. Borghèse (Venise, coll. part.) ; d'autre part, la paternité de la Vierge et des saints du musée Jacquemart-André (Paris), datée de 1507 et signée " Bernardinus Mediolanesis ", a été discutée. Seule la fresque de la Vierge avec des anges, peinte à l'abbaye de Chiaravalle en 1512 dans la tradition lombarde de Foppa et de Bergognone, avec quelques rappels du sfumato léonardesque, constitue un point de départ certain.

Luini, narrateur fécond aux amples rythmes plastiques dérivés de Bramantino, donne à Milan le meilleur de lui-même dans le grand cycle de fresques de la chapelle du Corpus Domini de l'église S. Giorgio al Palazzo (1516), dans celui de la chapelle S. Giuseppe de l'église S. Maria della Pace (reconstitué à la Brera), celui de la Villa Rabia alla Pelucca (Brera ; Louvre ; musée Condé de Chantilly), celui du palais Rabia à Milan (divisé entre les musées de Berlin et la N. G. de Washington), ainsi que ceux de l'oratoire de Greco Milanese (Louvre) et de la chapelle Besozzi à l'église S. Maurizio, le chef-d'œuvre auquel il travailla jusqu'en 1530. Parallèlement, il peint une abondante série de Vierges (Louvre ; Ermitage ; Brera ; Londres, Wallace Coll. ; Naples, Capodimonte), auxquelles il doit la célébrité que lui assurèrent les romantiques au xixe s. Léonardesques par leur iconographie, elles sont surtout marquées par l'art de Solario. Parmi les meilleurs tableaux de l'artiste, on peut encore citer la Déposition de S. Maria della Passione à Milan, l'Annonciation de la Brera, la Pietà (1516) de S. Giorgio al Palazzo à Milan, Saint Jérôme (Milan, musée Poldi-Pezzoli), le Polyptyque (1523) de S. Magno à Legnano, le Polyptyque Torriani (autref. à Turin, coll. Di Rovasenda ; prédelle, Pasadena, Norton Simon Museum). Le style tardif de Luini est représenté par les fresques de S. Maria degli Angeli à Lugano (1529-30) et celles du sanctuaire de Saronno (1525-1532), qui montrent les affinités du maître avec Gaudenzio Ferrari.