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Philippe Jacques Loutherbourg

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre et graveur français (Strasbourg 1740  – Chiswick  1812).

Fils du miniaturiste Philippe-Jacques de Loutherbourg, établi à Strasbourg au début du siècle, puis en 1755 à Paris, le jeune Loutherbourg se forme auprès de son père, puis de Carle Van Loo et surtout, à partir de 1757-58, auprès de F.-G. Casanova, dont il devient le collaborateur. Il s'attire les éloges de Diderot au Salon de 1762 avec un Combat de cavaliers ; l'Académie l'agrée en 1763 et le reçoit en 1767. Il travaille pour le prince de Condé et collabore à l'illustration des Fables de La Fontaine éditées par Tessard. Après un voyage en Provence en 1768, il se rend à Londres en 1771, s'y lie avec l'acteur Garrick et devient décorateur du théâtre de Drury Lane jusqu'en 1781. Cette même année, il présente au public son spectacle panoramique et mécanique, éblouissant d'effets, l'Eidophysikon (Spectacle de la nature), qui lui vaut les éloges de Reynolds et de Gainsborough. En 1780, il était entré à la Royal Academy ; il y fit des envois jusqu'en 1788. Il abandonne un temps la peinture pour s'adonner aux pratiques de son ami Cagliostro, mais reprend ses pinceaux en 1789. En 1793, il suit le duc d'York en Flandre pour dessiner les combats. Il donne enfin, dans les années 1790, nombre de dessins pour la Bible publiée par Macklin (8 vol. 1791-1800).

Peintre de genre, de batailles (Bataille du 1er juin 1794, Londres, Greenwich Maritime Museum), peintre de théâtre inspiré par Servandoni, Loutherbourg fut avant tout un paysagiste. D'abord influencé par les Flamands, puis par les Néerlandais (Berchem : Paysage avec animaux avant l'orage, musées de Strasbourg et d'Amiens), il est ensuite captivé par les spectacles fortement animés de la nature : les Chutes du Rhin à Schaffhouse (1775, Londres, V. A. M.). Ensuite, sous l'effet de ses voyages et de son séjour en Angleterre, il y mêle des annotations réalistes et pittoresques relatives aux occupations humaines, comme dans l'Après-midi de la Saint-Jean (Ottawa, N. G.), annonçant le Romantisme (Philosophe dans une abbaye en ruine, 1790, New Haven, Yale Center for British Art). La production de Loutherbourg est particulièrement bien représentée au musée de Strasbourg par plusieurs paysages d'orage et par une œuvre religieuse inattendue, le Christ chez Simon.