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Lorenzo da Viterbo

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre italien (documenté dans le Latium de 1462 à 1472).

Nous ne possédons que de rares renseignements relatifs à ce peintre qui, avec Antoniazzo Romano, fut l'un des protagonistes de la peinture dans le Latium pendant la seconde partie du quattrocento. Dès 1462, il est documenté à Rome avec le titre de maître ; en 1469, il est mentionné comme auteur, âgé de vingt-cinq ans à peine, des fresques de la chapelle Mazzatosta, à l'église S. Maria della Verità, à Viterbe ; en 1472, il signe le retable avec la Vierge entre saint Michel et saint Pierre, peint pour l'église S. Michele, à Cerveteri. Lorenzo mourut peut-être subitement tandis qu'il travaillait encore à cette œuvre, dont certaines parties ne semblent pas terminées. Nous n'avons en tout cas aucune autre mention de son activité après cette date. Les fort belles Scènes de la vie de la Vierge de la chapelle Mazzatosta indiquent bien les modèles de notre peintre : on retrouve en effet dans cette œuvre la narration fleurie de Benozzo Gozzoli (lui-même actif à l'église S. Rosa, Viterbe, en 1453) et, d'autre part, les formes lumineuses campées dans des perspectives ouvertes et mesurées de Piero della Francesca. À ces références culturelles, Lorenzo da Viterbo unit sa curiosité personnelle pour les particularités physionomiques et, dans le Mariage de la Vierge, il décrit les spectateurs dans une série étonnante de portraits d'une ironie acérée. Le retable de Cerveteri est d'une qualité un peu moins élevée et révèle chez l'artiste une crise intellectuelle due sans doute à la présence à Viterbe (Dôme) et à Rome (Sainte-Françoise-Romaine) de 2 chefs-d'œuvre de Liberale da Verona qui l'impressionnèrent certainement. Le soin obsédant qui préside à l'exécution de chaque détail épidermique, les contorsions à la Squarcione qu'il inflige aux vêtements limitent dans cette œuvre l'originalité fascinante de notre peintre. En dépit de son activité brève, et de la carrière, plus brillante, de son collègue Antoniazzo Romano, Lorenzo da Viterbo laissa quelques disciples qui, au niveau populaire, divulguèrent son art : ce sont les auteurs anonymes du triptyque de Chia et des fresques de Corchiano ainsi que Domenico Velandi, également de Viterbe, et auteur de quelques rares peintures.