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Sebastián de Llanos y Valdés

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre espagnol (Séville ? v. 1605  – id. 1677).

Ce peintre, l'un des meilleurs de Séville dans le troisième quart du xviie s., retient l'attention par diverses particularités : le don qui précède son nom dans les documents de l'Académie des peintres, dont il fut l'un des premiers membres, semble indiquer une origine aristocratique. Était-il un amateur à vocation tardive ? (Ceán Bermudez note qu'on trouve ses œuvres dans des coll. part. plus que dans les églises.) Par ailleurs, il est curieux qu'on ne sache rien de sa formation ni de sa carrière avant 1658, alors qu'il signe des œuvres assez nombreuses entre cette date et 1675. Son apprentissage chez Herrera, dont il supportait avec patience les colères, sa bataille avec son irascible ami Alonso Cano restent légendaires. Enfin, ses peintures connues apparaissent curieusement archaïques. Sans que l'influence, alors triomphante, de Murillo soit absente de sa Madeleine de 1658 (Séville, Casa de Pilatos) ou de ses Saint Joseph, celle de Zurbarán, reste frappante dans les draperies cassées en triangle et les types de chérubins de son Immaculée enfant de 1665 (Séville, coll. Gómez de Barreda), la pose de son Christ en croix de 1666 (Séville, cathédrale), le type de composition et la rigidité des figures de sa grande Vierge du rosaire avec de jeunes clercs de 1667 (Dublin, N. G.). Chez ce peintre robuste et paisible, la note baroque du temps apparaît surtout dans les têtes coupées de martyrs (Saint Jean-Baptiste et Saint Paul, 1670, Séville, église du Salvador ; S. Laureano, musée du Greco à Tolède, Vatican et musée de Göteborg), dont Herrera dut créer la formule, mais dont Valdés Leal eut la spécialité.