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Jacopo Ligozzi

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre italien (Vérone 1547  –Florence 1626).

Formé auprès de son père, élève de Domenico Brusasorzi, on ne connaît de sa première activité que certaines œuvres (Trinité avec des saints, Vérone, S. Eufemia). Il est appelé à Florence par le grand-duc Francesco Ier en 1577 et demeure, jusqu'à la fin de sa vie, attaché à la cour des Médicis. Il est membre de l'Académie de Saint-Luc en 1578. Il est essentiellement connu comme miniaturiste au service du naturaliste Aldovrandi et de Francesco Ier (plantes et animaux, exécutés a tempera, Offices et musée de Cleveland, qui traduisent bien l'orientation de sa culture et ses curiosités tournées vers l'art nordique). Une suite de dessins d'allégories macabres, d'une exécution minutieuse, rehaussés d'or sur papier coloré, témoigne d'une fantaisie insolite, influencée par les " chiaroscuri " allemands, tels ceux de Burgkmair ou de Baldung Grien (Louvre ; Albertina ; New York, Pierpont Morgan Library). Ses œuvres religieuses, en revanche, sont en accord avec l'esprit " Contre-Réforme " de Baroche ou de Santi di Tito (Martyre de sainte Dorothée de Pescia, église S. Francesco ; Déposition de Volterra, 1591). Son activité de peintre officiel de la cour grand-ducale à Florence est représentée par les peintures sur ardoise du Salone del Cinquecento au Palazzo Vecchio (les Délégués de Florence auprès de Boniface VIII et le Couronnement de Cosmela, 1591-92), pour lesquelles il existe un dessin aux Offices, par les fresques du cloître d'Ognissanti (1600) et par le portrait de François Ier de Médicis (Offices). Ligozzi collabore en outre avec Buontalenti dans l'organisation d'apparati princiers. Ses œuvres plus tardives sont influencées par les recherches luministes de Caravage (Miracle de saint Rémond, Florence, S. Maria Novella ; Circoncision, église S. Anastasia de Lucques, et Visitation, en 1596, dôme de Lucques).