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André Lhote

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre français (Bordeaux 1885  – Paris 1962).

Apprenti dès 1892 chez un sculpteur bordelais, il découvre en 1906 D'où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ? de Gauguin chez le collectionneur Frizeau. Soutenu par une grande culture artistique et de hautes amitiés intellectuelles (il est attaché de 1919 à 1939 au groupe de la Nouvelle Revue française animé par Jacques Rivière), il cherche, dès lors, à instaurer un langage plastique allusif et moderne, mais qui ne renie pas la tradition, de Fouquet à Ingres et Cézanne. Inspiré par le synthétisme de Gauguin (v. 1906), puis par un cézannisme élégant (v. 1910), il adopte v. 1917 un cubisme synthétique parent de celui de La Fresnaye et de Gris (Rugby, 1917, Paris, M. N. A. M.). Qu'il soit attiré dans sa quête des " rimes plastiques " par la ligne ingresque (v. 1912) ou un lyrisme baroque (v. 1933-34), il conservera désormais cette grammaire sans en éviter toujours la sécheresse. Fondateur de l'académie Lhote en 1922, cet analyste pénétrant et sensible exerça une forte influence par son enseignement et ses nombreux écrits. Outre le Traité du paysage (Paris, 1939, 1946, 1948) et le Traité du paysage et de la figure (Paris, 1958), on lui doit un intéressant essai théorique intitulé À la recherche des invariants plastiques (Paris, 1967). Ces " valeurs absolues ", qui sont ornement, couleur, valeurs, rythme, caractère décoratif, renversement sur le plan et monumentalité, seraient les constantes de toute peinture, où elles s'organiseraient en " combinaisons " selon les époques et les hommes. Si cet essai de formalisation reste timide, sans doute est-ce en raison du subjectivisme qui caractérise son auteur. Lhote, qui a décoré la faculté de médecine de Bordeaux en 1955, est représenté notamment à Paris (M. N. A. M. et M. A. M. de la Ville) et aux musées de Bordeaux et du Havre.