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Percy Wyndham Lewis

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre, romancier, critique et écrivain politique britannique (Amherst, Nouvelle-Écosse, Canada, 1882  – Londres 1957).

De père américain et de mère anglaise, il est à Londres élève de la Slade School. Puis, de 1902 à 1909, il voyage en Allemagne, en Hollande, en Espagne et en France et se familiarise avec les écrivains dénonciateurs du Romantisme. De retour en Angleterre en 1909, il continue à se rendre tous les ans à Paris, publie ses écrits dans The English Review, tandis qu'il expose régulièrement avec le Camden Town Group et l'Allied Artists Association : il présente en 1912, lors de la seconde exposition " Manet et les Post-Impressionnistes ", les illustrations pour son ouvrage Timon d'Athènes. Fortement marqué par le Cubisme et le Futurisme, il rompt avec ces groupes, déçu par leur manque d'ambition. Soutenu par le philosophe Hulme, Ezra Pound et un noyau d'artistes désireux d'implanter un nouvel esprit dans l'art anglais, il fonde en 1913 le Rebel Art Center puis, en 1914, le Vorticisme, tout en participant au London Group Show. Avec les peintres Edward Wadsworth, David Bomberg, Christopher Nevinson et les sculpteurs Henri Gaudier-Brzeska et Jacob Epstein, il va faire du Vorticisme le premier mouvement d'avant-garde anglais, avec lequel il parvient à l'Abstraction en 1913. S'inspirant des formes de la machine, ses œuvres montrent bientôt un enchevêtrement de structures géométriques qui expriment des rythmes puissants et fortement contrastés (The Crowd, 1915, Londres, Tate Gal.). En juin 1915, il participe à l'exposition du Vorticisme à la Doré Gallery de Londres, puis il publie au cours de l'été 1914 le premier numéro de la revue Blast, qui contient le manifeste du Vortex anglais et associe littérature et arts plastiques. Le second et dernier numéro paraît un an plus tard, entièrement consacré à l'engagement dans la guerre. Peintre des armées jusqu'en 1917, Lewis adapte son style aux tableaux de batailles et retrouve une appréhension plus directe du sujet (Battery Position in a Wood, 1918, Londres, Imperial War Museum). La participation de l'artiste aux activités du Ten Group confirme ce retour à la Figuration et l'orientation vers le portrait et l'autoportrait (Self Portrait, 1921, Manchester City Art Gal. ; portrait d'Edith Sitwell, 1923-1935, Londres, Tate Gal. ; Ezra Pound, 1939, id.). Abandonnant progressivement la peinture au profit de préoccupations politiques et littéraires, Lewis ne reprend celle-ci que pour illustrer ses écrits (Reddition de Barcelone, 1936, id. ; Inferno, 1937, Leicester Art Gal.). Il se consacre surtout à des autobiographies (Blasting and Bombardiering, 1914-1923, publié en 1937 ; The Artist from Blast to Burlington House, publié en 1939) dans lesquelles il se justifie et revendique la paternité du Vorticisme. Devenu aveugle en 1954, il publie la même année son dernier essai, The Demon of Progress in the Arts. Wyndham Lewis est surtout représenté à la Tate Gal. de Londres.