En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Pieter Van der Faes, dit sir Peter Lely

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre anglais d'origine néerlandaise (Soest 1618  – Londres 1680).

Il travailla dans l'atelier de Pieter de Grebber à Haarlem en 1637. Il arriva en Angleterre en 1643 et commença à peindre des petits personnages dans des paysages ou des compositions historiques. Parmi les sujets qu'il choisissait, citons Jeune Fille en compagnie de son maître de musique (1654, coll. part.), qui associa la manière de Metsu à celle de Van Dyck. Mais Lely s'aperçut bientôt du peu de profit qu'il tirait de ces travaux et se consacra désormais au portrait. Son premier protecteur fut le comte de Northumberland, qui lui commanda le portrait de Charles Ier avec le duc d'York (1647, Londres, Syon House). Lely, n'ayant aucune attache politique, travailla aussi bien pour les royalistes que pour les parlementaires sous le Commonwealth. Il était considéré comme le " meilleur artiste d'Angleterre " en 1654. Devenu " Principal Painter " sous la Restauration, il obtint une pension à la suite de sa naturalisation anglaise, en 1662. À partir de cette date, il adopta un nouveau style, en accord avec les goûts de la Cour, ce qui l'amena à peindre un grand nombre de portraits de dames de la haute société, nonchalantes et voluptueuses. L'afflux des commandes exigeait l'organisation d'un vaste atelier avec plusieurs assistants. Lely exécuta une série de portraits de dames de la Cour intitulée les Belles de Windsor (Hampton Court) ainsi qu'une série de portraits d'amiraux (Londres, Greenwich Maritime Museum) qui révèlent une sensibilité très proche de la manière hollandaise ; le style de sa dernière période est représenté par le portrait de Lady Barbara Fitzroy (v. 1670, York, City Art Gal.), dont l'attrait réside surtout dans les coloris. Au début, Lely s'était appliqué à traduire l'esprit et le caractère de ses modèles à la façon de Van Dyck ; par la suite, il insistera sur leur grâce superficielle. Il fait prendre à ses modèles des attitudes conventionnelles qui les différencient peu les uns des autres. Lely fut le premier peintre en Angleterre qui ait eu un atelier très important, et le type de ses portraits fut imité jusqu'au milieu du xviiie s. : il constitue en fait le lien entre Van Dyck, qu'il vulgarise, et le créateur de la peinture anglaise, Reynolds.

Il constitua une importante collection de peintures et de dessins. Outre des Van Dyck, sa collection de tableaux était surtout riche en peinture vénitienne ; y figuraient également Guerchin, Guido Reni, Lorrain et Rubens. Quant à sa collection de dessins et d'estampes, il semble qu'elle ait comporté près de 10 000 pièces, représentant le plus riche ensemble encore réuni en Angleterre.