En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Louis-François, baron Lejeune

Louis François Lejeune, Bivouac de Napoléon à la veille d'Austerlitz
Louis François Lejeune, Bivouac de Napoléon à la veille d'Austerlitz

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre français (Strasbourg 1775  – Toulouse 1848).

S'il ne s'était engagé dans l'armée de 1792, il eût probablement été paysagiste comme son maître Valenciennes ; mais son choix d'une carrière militaire le destina à la peinture de batailles. Au combat, ses mérites lui valurent les titres d'aide de camp du général Berthier (1800), de baron (1810), de général de brigade (1812) ; à l'atelier, ils lui acquirent le succès et la confiance de Napoléon, qui fit de lui le chroniqueur des campagnes de l'Empire. Mais Lejeune s'était distingué dès le Consulat avec la Bataille de Marengo (1801), ouvrant la voie, que suivit Hennequin, de vastes vues panoramiques reprises au paysage militaire classique et amplifiées à l'aide de relevés topographiques précis. Soucieux du détail, il est également sensible à l'anecdote : son Bivouac de l'Empereur la veille d'Austerlitz (1808) sera le prototype des bivouacs popularisés par les gravures de Charlet et de Raffet. Blessé à Hanau en 1813, Lejeune se consacre à sa carrière de peintre. De diffuse qu'elle était, la composition de ses œuvres évolue alors vers une concentration synthétique : Bataille de La Chiclana (Salon de 1824). En 1837, l'artiste accepte le poste de directeur de l'École des beaux-arts de Toulouse. La plupart de ses toiles sont à Versailles. On lui doit enfin l'introduction en France de la première lithographie (Un cosaque), faite en 1806 à Munich dans l'atelier des inventeurs du procédé.