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Wilhelm Leibl

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre allemand (Cologne  1844  – Würzburg 1900).

Il fut l'élève du peintre polonais Hermann Becker de 1861 à 1864 à Cologne. De 1864 à 1867, il fréquenta l'Académie de Munich et fit connaissance de Hirth, de Haider et de Sperl. Il fut l'élève d'Arthur von Ramberg de 1866 à 1868 et de Piloty en 1868. Il exposa sa première œuvre importante à l'Exposition internationale de Munich (Madame Gedon, 1869 Munich, N. P.) où il vit les tableaux de Manet, Corot, Millet et Courbet, qui l'impressionnèrent vivement. La même année, il fit la connaissance de ce dernier et le suivit à Paris, où il exécuta la Cocotte (Cologne, W. R. M.). De 1870 à 1873, il s'installe de nouveau à Munich. En 1871, il rencontre Schuch et Trübner, qui forment autour de lui le " cercle Leibl " avec Sperl et Alt. L'année suivante, il exécuta sa première grande composition à plusieurs personnages : Die Tischgesellschaft (la Tablée, id.). À partir de 1873, il vécut dans différents villages des environs de Munich. Il exécuta en 1876-77 les Politiciens de village, (Winterthur, Fond. Oskar Reinhart), première représentation d'un intérieur de paysans où le réalisme achevé de chaque détail atteste la maturité de l'artiste, puis entre 1878 et 1882 les Trois Femmes à l'église (musée de Hambourg), toile qui correspond à l'apogée de sa manière : la fermeté des contrastes, la technique libre et minutieuse à la Memling, l'originalité de la mise en page, la raideur silencieuse de la composition allient de robustes qualités d'exécution à une forte intensité psychologique. Les Braconniers furent peints de 1882 à 1886, mais l'artiste détruisit le tableau, mal accueilli à Paris (fragment à Berlin, N. G.). La vie paysanne lui fournit les modèles de portraits et les motifs des scènes de genre, qu'il traduisit avec une fidélité dénuée d'anecdotisme, ce qu'il dut à son étude des peintres néerlandais, notamment Rembrandt et Ter Borch. À Munich, Leibl s'opposa aux peintres de sujets historiques tels que Piloty et il rencontra de plus en plus l'hostilité du public et de la critique, dénoncé comme apôtre du laid. Un faire plus large marque sa dernière période (les Fileuses, 1892, musée de Leipzig). Le W. R. M. de Cologne conserve la plus grande partie son œuvre. Leibl demeure avec Menzel le plus célèbre représentant de la peinture réaliste allemande du xixe s. La Neue Pin. de Munich possède également plusieurs de ses tableaux.