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Jean Le Moal

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre français (Authon-du-Perche, Eure-et-Loir, 1909-Chilly-Mazarin 2007).

Après un court passage à l'École des arts décoratifs, il décide de se consacrer à la peinture. Son goût le porte vers Rembrandt et Chardin, qu'il copie au Louvre (1930), où il fait la connaissance de Manessier. Également intéressé par le paysage, Le Moal s'attache à la nature et, dès 1929, une Dune et une Marine préfigurent les œuvres non figuratives de sa maturité. Entre 1935 et 1938, il travaille à l'Académie Ranson dans l'atelier de Bissière et dans celui du sculpteur Malfray, où il se lie avec Jean Bertholle et Étienne Martin.

Le Moal fait ses premières expositions avec le groupe Témoignage à la gal. Breteau (Paris) en 1938 et à Lyon en 1939. Aux côtés de Bazaine et de Lapicque, il participe à l'exposition Jeunes Peintres de tradition française à la gal. Braun en 1941. Il expose en 1943 au Salon de mai, dont il est un des membres fondateurs, et est à cette époque marqué par le Cubisme (Conleau, 1944, musée de Rennes).

Il a travaillé aux côtés de Bazaine pour les auberges de la jeunesse (Porte d'Italie, 1937) et pour le pavillon français de l'exposition de New York, en 1939, avec Bertholle. En 1956, il donne les cartons de la verrière de Notre-Dame de Rennes, puis les maquettes des vitraux de la crypte d'Audincourt (1957) et de l'église Saint-Martin de Brest (1961-62) et de la cathédrale de Saint-Malo (1968-1972). Outre la création de nombreux décors et costumes pour le théâtre des Quatre-Saisons, le Studio des Champs-Élysées et la Comédie de Saint-Étienne entre 1939 et 1958, il a fourni des cartons de tapisserie aux Ateliers Plasse-le-Caisne : les Arbres (1953), Espaces (1962). Le Moal a conservé le goût raffiné de la couleur découvert chez Chardin et Poussin. Le contact avec les paysages bretons (l'Océan, 1958-59, Paris, M. N. A. M.) et les monts de l'Ardèche lui a permis d'inaugurer un art plus secret (v. 1957), délaissant les géométries trop apparentes et les accords stridents — au profit des mauves et des lilas — accordés avec les jaunes et les verts, palette qui le situe dans la lignée de Renoir et de Bonnard (Landes fleuries, 1961 ; Intérieur, 1964, Paris, M. N. A. M.). Un voyage en Amérique du Sud (1965-66) lui fait découvrir l'éclatante lumière des Andes et renouvelle son inspiration (Vers Machu Picchu, 1966). Au cours des années 70, Le Moal réalise de grandes toiles abstraites saturées de couleurs et d'éclats de lumière (Lumière d'août, 1973). Une importante rétrospective lui a été consacrée en 1971 par les musées de Caen et de Lille.