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Marie Laurencin

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre français (Paris 1883  – id. 1956).

Grâce à Guillaume Apollinaire, qu'elle rencontre en 1907 dans la boutique de Clovis Sagot et qui, vivement épris d'elle, l'impose dans les milieux artistiques qu'il fréquente, elle se trouve mêlée très tôt au groupe cubiste de Montmartre, au sein duquel elle occupe une position néanmoins fort marginale. Elle a d'abord suivi les cours de l'académie Humbert, mais, au contact de ses nouveaux amis, elle adopte un style qui constitue une sorte de compromis entre les conventions traditionnelles de composition ou d'unicité d'angle de vue et une écriture schématique nettement inspirée à la fois du Cubisme analytique et de l'époque nègre de Picasso (Groupe d'artistes, 1908, Baltimore, Museum of Art, Cone Coll. ; Apollinaire et ses amis, 1909, Paris, M. N. A. M.). Pour cette raison, Apollinaire la fait assez abusivement figurer en 1913 dans ses Peintres cubistes, mais elle-même reconnaît qu'elle n'y est pas à sa place. Tout en conservant les acquis de cette période, elle se crée, par la suite, un style d'une préciosité souvent proche du Maniérisme, mais d'une réelle personnalité et d'une volontaire féminité : couleurs pâles et comme alanguies, dessin cursif et allusif, sujets gracieux (Femme à la colombe, 1919, Paris, M. N. A. M.).

Elle a en outre illustré un grand nombre de livres d'auteurs contemporains (André Gide, René Crevel, Lewis Carroll, Marcel Jouhandeau) et exécuté en 1924 les décors des Biches de Francis Poulenc pour les Ballets russes de Diaghilev. Elle est représentée notamment à Paris (M. N. A. M.), à Londres (Tate Gal.) et au musée de Grenoble. Un musée Marie-Laurencin, où est conservée et exposée une part importante de sa production, existe depuis 1983 à Nagano-ken, au Japon, où son œuvre, appréciée a fait l'objet de rétrospectives (1982, 1984-85). Le M. A. M. de Villeneuve-d'Ascq lui a consacré une exposition en 1993.