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Georges Lallemant ou Georges Lallemand

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre français (Nancy v.  1575/76  – Paris 1636).

Établi à Paris dès 1601, semble-t-il, il dirigea jusqu'à sa mort un des plus importants ateliers de la capitale, qui fut fréquenté par un très grand nombre de jeunes artistes, dont Poussin, Champaigne, La Hyre. Son œuvre peint, presque entièrement disparu jusqu'à une époque récente, réapparait peu à peu à la suite des recherches de l'érudition contemporaine. Ses tableaux conservés, les Échevins de Paris peint en 1611 pour l'Hôtel de Ville (musée Carnavalet), la Charité de saint Martin (musée du Petit Palais, Paris), l'Adoration des mages (musée de Lille), Georges prompt à la soupe (Varsovie, M. N.), témoignent d'un attachement certain aux formules maniéristes dans les attitudes, les costumes et le coloris en particulier, avec toutefois une tendance aux compositions plus calmes et plus monumentales. La gravure de P. Brebiette d'après le may de N.-D. de 1630 (Saint Pierre et saint Jean guérissant les malades, perdu comme celui de 1633) confirme l'archaïsme de Lallemant à cette date. Sa manière et son originalité se manifestent de même vers 1620, dans les peintures murales heureusemet conservées de la chapelle de Vic (Assomption, Évangélistes, Annonciation, Apparition du Christ à la Vierge) à Saint-Nicolas-des-Champs. Enfin, une de ses ultimes créations, la Descente du Saint-Esprit, signée et datée de 1635, récemment retrouvée à Rouen (église Saint-Ouen), témoigne de l'effort du peintre pour organiser l'œuvre avec équilibre et grandeur, tout en conservant les formes mouvementées et le coloris chatoyant des tableaux antérieurs. Les sources anciennes nous apprennent qu'il a travaillé aussi, entre autres, pour les Chartreux (1611), Saint-Josse (1613 et 1615), les religieux de la Mercy, Sainte-Geneviève-du-Mont (6 autels), les Feuillants (Vie de saint Bernard dans le cloître) et qu'il a fourni quantité de dessins pour des tapisseries. De cette dernière activité, seule témoigne aujourd'hui une pièce de la tenture de Saint Crépin et saint Crépinien tissée dans les ateliers du Louvre en 1634 pour la chapelle des maîtres cordonniers à Notre-Dame (Mob. nat.). Ses dessins, assez nombreux (l'Entremetteuse, Nancy, Musée lorrain ; Nm de Stockholm, Ermitage, Accademia de Venise), fréquemment à la plume, où s'allient maniérisme et réalisme, dénotent une personnalité vigoureuse qui mérite attention. Ils sont souvent confondus avec ceux de Bellange, plus élégants et d'une plus grande liberté d'imagination. Lallemant occupe une place essentielle avant le retour de Simon Vouet en France en 1627.