En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Konrad Laib

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre autrichien (Eislingen, près de Nördlingen, v. 1410 – apr. 1460).

Il est mentionné pour la première fois comme peintre à Salzbourg en 1442 et acquiert en 1448 le droit de bourgeoisie. Il travaille vraisemblablement jusqu'après 1460. Sa première œuvre connue (v. 1440), un Retable de la Vierge dont subsistent 2 panneaux — la Nativité au séminaire de Freising et l'Adoration des Rois au musée de Cleveland — et destiné à Salzbourg, permet de le rattacher à la tradition salzbourgeoise.

Si un voyage aux Pays-Bas reste hypothétique, Laib possède certainement une expérience personnelle de l'art véronais et de l'art padouan, et surtout de la manière d'Altichiero. La grande Crucifixion de 1449 dérive des fresques d'Altichiero à Padoue ; elle fut peinte par Laib pour s'acquitter de l'impôt que comportait l'inscription sur la liste des bourgeois et exposée dans la cathédrale de Salzbourg (auj. Vienne, Österr. Gal.). La mention " L. Pfenning " sur un des panneaux fut longtemps interprétée à tort comme la signature d'un maître. Les panneaux des volets de cette Crucifixion sont aujourd'hui fragmentés et dispersés : trois éléments — l'Annonciation, la Naissance de la Vierge et la Nativité — sont au Palazzo Vescovile de Padoue et celui qui illustre la Mort de la Vierge est au Seminario Patriarcale de Venise ; les volets extérieurs correspondants représentent, à gauche, Saint Corbinien (parties supérieure et inférieure au Palazzo Vescovile de Padoue) et, à droite, Saint Florian (partie supérieure, id. ; partie inférieure, Seminario Patriarcale de Venise). Deux panneaux triangulaires (musée de Salzbourg), représentant Saint Hermès et Saint Primus, constituent les éléments survivants de la partie supérieure du retable ; ils révèlent par ailleurs l'influence de la peinture néerlandaise et des préoccupations voisines de celles de Konrad Witz et du Pseudo-Multscher.

On peut dater d'avant 1449 un Saint Maximilien (Bischofen). Le tableau peint pour la cathédrale de Graz, représentant aussi la Crucifixion, est proche du tableau de Salzbourg ; il est signé " Laib " et daté de 1457 (musée de Graz).

Le triptyque de l'église paroissiale de Pettau (Yougoslavie, Prokrajinski Muzej), qui peut être considéré comme la dernière œuvre importante de Konrad Laib, est un curieux mélange du type germanique de retable à volets et d'icône vénitienne ; on voit, lorsqu'il est ouvert, la Mort de la Vierge, et, sur les volets, Saint Jérôme et Saint Marc ; une fois fermé, une Crucifixion et, sur les côtés, Saint Nicolas et Saint Bernardin de Sienne. Sur la prédelle est figurée une Sainte Véronique présentant le linge miraculeux porté par deux anges. L'attribution à Laib d'une Vierge à l'Enfant (Munich, Alte Pin.) est contestée. Deux fresques de l'église franciscaine de Salzbourg peuvent être attribuées avec certitude à ce maître (le Christ au jardin des Oliviers, l'Homme de douleur).