En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Denis Laget

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre français (Valence 1958).

Formé aux Beaux-Arts de Saint-Étienne et un temps fidèle à cette ville ouverte à l'art contemporain, Laget connaît une carrière précoce (l'Ami au blanc visage, 1983). Dès 1984, il expose au musée de Toulon ses premiers travaux sur le thème d'anges ailés, d'une consonance nabi. À partir de 1985, son œuvre s'empreint de gravité avec la série des portraits aux yeux clos sur une extase mortelle et celle des crânes des vanités, qui deviennent thèmes dominants. Résolument peintre au sein du mouvement de retour à la peinture, Laget traite ses Memento mori avec fougue et une richesse de la pâte, malgré la modestie du format et l'austérité en gris neutre de cadres d'étain déjetés qui viennent en contraindre la préciosité. Ce métier aussi fouillé que maîtrisé l'autorise à relever dans ses dernières peintures le défi de ce lieu commun de la nature morte qu'est le hareng saur. Laget séjourne à la villa Médicis en 1989-90. Le F. N. A. C. conserve un ensemble de 21 toiles de l'artiste (les Plagiaires de la foudre, 1987). Il a exposé au musée de Toulon (1984), au musée d'Art et d'Industrie de Saint-Étienne, à l'abbaye Sainte-Croix, aux Sables-d'Olonne (1986), au musée des Beaux-Arts de Carcassonne (1988-89) et à Rome, villa Médicis (1990), à Budapest (musée Kiscelli, 1996).