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Fernand Khnopff

Fernand Khnopff, Who shall deliver me ?
Fernand Khnopff, Who shall deliver me ?

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre belge (Grembergen-lez-Termonde 1858  – Bruxelles  1921).

Appartenant à une famille patricienne originaire de Heidelberg (son père était conseiller à la cour d'appel et son frère poète), et après une enfance mélancolique à Bruges, il interrompit ses études de droit et suivit à l'Académie de Bruxelles les cours de Mellery, puis à Paris (1877) ceux de G. Moreau et de J. Lefebvre. Il fut le premier adepte belge du Sâr Péladan ; anglophile, ami de Burne-Jones, influencé par les préraphaélites, il collabora à partir de 1894 à la revue Studio.

Lié avec les poètes symbolistes, il devint l'un des chefs de file du Symbolisme en Belgique et cofondateur en 1884 des XX ; l'intimisme de ses débuts (En écoutant du Schumann, 1883, Bruxelles, M. R. B. A.) fit place à un art d'inspiration allégorique et littéraire, d'une distinction délicate et froide (Des Caresses, ou l'Art ou le Sphinx, 1896, id. ; la Méduse endormie, 1896, pastel, coll. part.). Il participe au premier Salon de la Rose-Croix à Paris en 1892 et le Sâr Peladan le loue avec emphase, le déclarant l'égal de Gustave Moreau. La perfection du dessin réaliste comme la rigueur de la mise en page ajoutent à l'ambiguïté des symboles : sa sœur lui servit souvent de modèle et incarnait son type féminin préféré (Portrait de la sœur de l'artiste, 1887 ; la Ville abandonnée, 1904, dessin, Bruxelles, M. R. B. A.). Il a ailleurs utilisé la photo, et le réel le moins transposé se heurte alors à une impossible connaissance (les sept jeunes femmes de Memories, pastel, 1889, id.). Khnopff partage avec d'autres symbolistes une conception ambivalente de la femme, créature céleste ou sphinx. Décorateur, l'artiste exécutera également des maquettes pour le théâtre de la Monnaie et dessina en 1900 les plans de sa maison, véritable temple voué au culte narcissique et pessimiste de la solitude. Le musée d'Orsay conserve un portrait (Marie Mommon, 1887). On doit aussi à l'artiste quelques sculptures.