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Willem Key

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre flamand (Breda v. 1520  –Anvers  1568).

Auteur de tableaux religieux et mythologiques, il est aussi l'un des rénovateurs du portrait en Flandre, ouvrant la voie à son neveu Adriaen Thomasz.

Lorsque son père, peintre à Breda, vint s'établir à Anvers, il l'y suivit, et on le trouve inscrit en 1529 comme apprenti de Pieter Coecke sous le nom de " Willem Van Breda ". Il aurait été le condisciple de Frans Floris chez Lambert Lombard à Liège v. 1540, et la présence de sculpture antique dans des œuvres comme Suzanne et les vieillards (1546, Pommersfelden, coll. du comte Schönborn), marqué d'une influence romaniste, peut le laisser supposer. Il est franc maître à Anvers en 1542 et acquiert une grande réputation comme portraitiste (Portrait d'homme, 1543, musée d'Anvers ; Portrait de femme, id. et musées de Berlin). Frappé par le portrait qu'il peignit du cardinal de Granvelle, le duc d'Albe lui commande son propre portrait en 1568 (Madrid, coll. duc d'Albe). La sentence de mort des comtes d'Egmont et de Hornes, signée devant le peintre au cours d'une séance de pose à Bruxelles, l'émut au point, dit-on, qu'il en mourut quelques jours plus tard. La plupart des œuvres de Key furent détruites en 1581 par les iconoclastes. Celles qui nous restent, la Pietà de 1553 (autrefois à Unkel, Rhénanie, coll. Henkel) ou la Cène (musée de Dordrecht), révèlent un art volontiers archaïsant, marqué par les compositions de Q. Metsys mais visiblement séduit par le style de Fr. Floris, et attestent un souci de vérité et de fidélité aux physionomies, qui est plus particulièrement manifeste dans les portraits.

Adriaan Thomaszoon (Anvers v. 1544 – id. v. 1589) s'inscrivit à la gilde d'Anvers comme apprenti en 1558 et comme maître en 1568. Ses portraits datés s'échelonnent de 1572 à 1583. Témoignant toujours d'une minutieuse objectivité, il reprend les formules d'Antonio Moro et de Frans Pourbus (le Chevalier Jean de Mauregnault, Anvers, musée Mayer Van den Bergh ; Portrait d'homme, 1580, Bruxelles, M. R. B. A.), mais il assouplit son style dans ses meilleures œuvres : les Portraits d'hommes de Vienne (1572, K. M.) et de Munich (1576, Alte Pin.), l'Homme au verre de vin de Brunswick (Herzog Anton Ulrich-Museum), la Famille de Smidt du musée d'Anvers (1575).