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Horst Egon Kalinowski

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre et sculpteur allemand (Düsseldorf 1924).

De 1945 à 1948, il travaille à l'Académie des beaux-arts de Düsseldorf, où il expose en 1947. Sa peinture est alors proche du Purisme d'un Ozenfant, d'une figuration très construite et dépouillée (Nature morte, 1947). Il part ensuite pour l'Italie et vient se fixer à Paris en 1950. Il travaille à la Grande Chaumière puis à l'atelier d'art abstrait Dewasne-Pillet. Il passe alors naturellement à une expression plus strictement abstraite et expose en 1953 (gal. Arnaud) d'abord des gouaches aux couleurs fraîches puis des peintures. Après cette période " froide " où il cherche, selon sa propre expression, à exprimer " une spiritualité nouvelle ", sa peinture s'assouplit et s'ouvre aux recherches contemporaines. Des éléments étrangers y sont introduits (Floraison marine, 1957), et le collage ou l'assemblage d'objets les plus divers constituent pendant quelques années l'essentiel de sa production.

Après deux autres expositions à la gal. Arnaud (1954 et 1955), il fait figurer ses œuvres à la gal. Creuze (1956), puis chez Daniel Cordier (1958) : ces sortes de " châsses " ou premiers " caissons " qui vont brusquement, avec l'utilisation du bois, du cuir et du métal, se transformer en reliefs muraux parfois monumentaux, tels des portes ou des " meubles " (exposition gal. Cordier, 1963).

Peu à peu détachés de leur support original, le mur, les caissons ont quitté ces dernières années le domaine — très élargi — de la peinture, pour devenir stèles et véritablement sculptures. Kalinowski poursuit parallèlement un œuvre abondant dans le domaine du collage. Si, à partir de 1973, Kalinowski réalise des tableaux de grand format, entre peinture, collage et assemblage (Porte de Kos, 1977), au début des années 80 son œuvre adopte une tridimensionnalité plus structurée, associant le bois et le cuir dans des concrétions quasi organiques (Phaeton, 1981). En 1968, le C. N. A. C. de Paris lui a consacré une rétrospective. Ses œuvres figurent au M. N. A. M. à Paris.