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Juan de Borgoña

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre peut-être d'origine française (actif en Espagne de 1494 à 1536).

On suppose qu'il séjourna en Italie ; il semble, en tout cas, avoir connu des œuvres florentines et lombardes. Il apparaît en 1494 à Tolède, où les fresques qu'il a peintes au cloître de la cathédrale ont disparu. Sa première grande œuvre est le retable du maître-autel de la cathédrale d'Ávila ; par un contrat signé en mars 1508, il s'engage à poursuivre les peintures entreprises par Pedro Berruguete et Santa Cruz 5 panneaux lui sont attribués : Annonciation, Nativité, Purification, Transfiguration, Descente aux limbes ; la composition habile et équilibrée, les architectures classiques et le traitement de la perspective révèlent l'influence des fresques florentines. C'est à Tolède que s'affirme le talent de l'artiste, qui, de 1509 à 1511, exécute les 15 fresques de la salle capitulaire de la cathédrale consacrées à la Vierge (cycle complet, de la Rencontre à la porte Dorée à l'Assomption) et au Christ (Descente de croix, Mise au tombeau, Résurrection, Jugement dernier). La série des portraits d'évêques et le décor floral du vestibule complètent cette décoration, qui fit de J. de Borgoña le peintre favori du cardinal Cisneros. Il exécuta d'autres travaux à la cathédrale de Tolède (retables des chapelles de la Trinité, de l'Épiphanie et de la Conception) ; en 1514, Cisneros lui commanda pour la chapelle mozarabe 3 grandes fresques, d'une composition assez monotone, décrivant la Conquête d'Oran. Après la mort du cardinal Cisneros (1517), son activité dans la cathédrale décroît. Il réalise alors des retables pour des églises du diocèse de Tolède (à Camarena, Villa del Prado, 1518-1523 et 1534-1535 ; Pastrana, 1535 ; Escalona, 1536) et des couvents (S. Catalina de Talavera, 1527-1530 ; S. Miguel de Los Angeles de Tolède, 1531-1536). L'art de la Renaissance italienne, que J. de Borgoña introduisit en Castille, trouva un écho chez ses successeurs Antonio de Comontes, Pedro de Cisneros, Juan Correa de Vivar et chez son fils Juan de Borgoña le Jeune. Par l'équilibre qu'il maintient entre un naturalisme de caractère nordique (qu'il doit peut-être à son origine française) et un goût, appris sans doute en Italie même, pour l'organisation rigoureuse des volumes et de l'espace, Juan de Borgoña rejoint d'autres Espagnols, tels que Pedro Berruguete ou Alejo Ferńandez. Il retrouve aussi certains peintres lombards (Spanzotti) ou provençaux (Lieferinxe) de la fin du xve s.