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Egill Jacobsen

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre danois (Copenhague 1910-id. 1998).

Il suit les cours de l'Académie de Copenhague (1932-33) et hésite à ses débuts entre diverses esthétiques, du Surréalisme à l'Expressionnisme. En 1934, il vient à Paris, où il a la révélation de l'œuvre de Picasso, notamment de son " époque nègre ". De retour au Danemark, il inaugure un style original : l'art préhistorique et l'art populaire scandinaves, l'art primitif servent de références premières à ses grandes études intitulées " masques " ou " objets ", qu'il exécute à partir de 1935, et certaines peintures annoncent le meilleur " expressionnisme abstrait " des années 1955-1960 (Entassement, 1937 ; Accumulation, 1938, tous deux à Copenhague, S. M. f. K.). Participant actif du groupe de la revue Helhesten pendant la Seconde Guerre mondiale, puis de Cobra (1948-1951), Jacobsen joue un rôle important dans l'art danois contemporain. Ses compositions, rehaussées de vives couleurs, sont généralement évocatrices d'un univers fabuleux où l'être humain, l'animal et la plante se mêlent en un jeu spontané et pourtant rigoureux, mi-décoratif, mi-expressif (Masques verts sur fond vert, 1942, S. M. f. K.).

À partir de 1950, sans renoncer à ses thèmes, l'artiste évolue vers une stylisation dans laquelle le rythme linéaire est en faveur (En brun, 1963), puis il revient à une manière plus nourrie (Catelmaco I, 1971, Copenhague, Statens Kunstfond.). Entre 1956 et 1958, Jacobsen exécute une peinture murale pour la salle des mariages de l'hôtel de ville de Hvidovre. Le S. M. f. K. de Copenhague conserve une sélection de ses œuvres, de même que le musée d'Aalborg. Une exposition lui a été consacrée (Copenhague, M. A. M.) en 1996.