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George Inness

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre américain (Newburgh, New York, 1825  – Bridge of Allan, Écosse, 1894).

Aux environs de 1839, son premier maître fut John James Baker (1815-1856), un peintre itinérant. Il travailla aussi avec les graveurs Sherman et Smith à New York, ainsi qu'avec le Français Régis Gignoux (1816-1882), établi à Brooklyn ; dès 1842, Inness prit l'habitude de dessiner et de peindre en plein air. Ses premières toiles montrent l'influence de Durand, de Cole et des autres peintres de la Hudson River School. Mais c'est surtout l'influence des maîtres anciens (qu'il connaissait par la gravure) que l'on voit s'y manifester. Ce penchant allait s'accentuer avec les nombreux séjours que Inness fit au cours de sa vie en Europe, durant lesquels il devint familier des peintres de l'école de Barbizon, Rousseau, Daubigny et surtout Corot, dont l'influence se retrouve tant dans son Saint Peter's, Rome de 1857 (New Britain, Conn., Art Museum) que dans des compositions plus tardives (In the Woods, Montclair, 1890, Davenport, Iowa, Municipal Art Gal. ; Harvest Moon, 1891, Washington, Corcoran Gal.) ; les formes s'y dissolvent dans la lumière, rappelant d'autre part les dernières toiles de Turner ou de Whistler. Malgré l'éclaircissement de sa palette à la fin de sa vie, Inness n'adopta jamais la touche ni la manière impressionnistes, dont il avait cependant eu connaissance lors de ses séjours en Europe. Ses paysages, dont le plus célèbre est sans doute Peace and Plenty (1865, Metropolitan Museum), traduisent un sentiment intime et subjectif de la nature. Il évolua à la fin de sa vie vers l'abstraction, dans une vision très personnelle de la nature où les formes s'annihilent; on peut y voir, outre un souvenir de l'Impressionnisme, une vision de la philosophie de Swedenborg, dont il était adepte, ou de sa propre personnalité (il souffrait d'épilepsie) : The Home of the Heron, 1893, (Chicago, Art Institute). Inness laissa une œuvre considérable (plus de 600 tableaux se trouvaient dans son atelier après son décès), aujourd'hui répartie dans de nombreuses coll. privées et publiques, telles que celles du musée de Cleveland (Ohio), de l'Albright-Knox Art Gal. de Buffalo, du musée de Providence (Rhode Island) et de l'Art Inst. de Chicago.