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Theodor von Hörmann

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre autrichien (Imst, Tyrol,  1840  – Graz  1895).

Hörmann était officier lorsque, en 1873, il demanda l'autorisation de poursuivre des études à l'Académie, où enseigne alors Feuerbach. De 1875 à 1883, il fut professeur de dessin et maître d'armes à la Militär-Realschule de Saint-Pölten, tout en continuant à peindre. Nommé capitaine, il quitta l'armée en 1884 pour se consacrer uniquement à son art. Il séjourne de 1886 à 1890 à Paris, fréquentant l'atelier de Raphaël Collin, sans que dans ses paysages la manière décorative de ce dernier soit sensible ; sa peinture claire, ses paysages paisibles à la lumière chantante l'apparentent plutôt à Pissarro dans les tableaux de sa période parisienne, d'une technique parfaite. Dans la petite Vue des Tuileries (1888, Vienne, Österr. Gal.), où l'on voit au premier plan la silhouette d'une petite fille jouant au cerceau, se révèle déjà, au-delà des recherches d'atmosphère, le dynamisme d'une manière sans cesse plus forte. Dans Znaim en hiver (id.), la nature commande la composition ; la pente vers le fleuve, l'échelonnement des maisons, la disposition des rues dans des perspectives différentes donnent la sensation du mouvement. Cette innovation artistique est encore plus évidente dans sa Vue de Prague (1890, id.), où apparaissent, dans le lointain, le tracé anguleux des bordures de parcs et des rues, les façades irrégulières des maisons, avec un effet de perspective inversée qui produit une tension annonçant l'Expressionnisme. Dans presque toutes ses œuvres, Hörmann se révèle un coloriste subtil. Peu apprécié par les jurys, il exposa rarement, et son œuvre fut découverte après sa mort à l'exposition de 1899 de la Sécession viennoise.